Mouche grise : niveaux de ponte élevé dans l’est

Les prélèvements d’échantillons de sol sont en cours, et les analyses continuent de livrer leurs résultats : quelques niveaux de ponte élevés (8 sur 52) sont observés essentiellement dans l’est (6). Les derniers échantillons seront analysés pour  le prochain avertissement.

Bramesnil 0 Quévy 100 Loupoigne 60 Bomel 850
Maubray 0 Givry 70 Saint-Amand 0 Malèves-St-Marie 400
Mont-St-Aubert 10 Anderlues 90 Temploux 240 Perwez 250
Mont-St-Aubert 30 Leers-et-fosteau 150 Isnes 250 Avennes 190
Hérinnes 140 Solre sur Sambre 180 Lonzée 320 Moxhe 320
Sint-Denijs 10 Grand-Leez 170 Saint-Denis 290 Burdinne 360
Pecq 30 Walhain 210 Aische-en-Refail 300 Avin 920
Esquelmes 0 Nil-St-Vincent 480 Perwez 70 Ciplet 230
Thieu 20 Marbais 60 Ramillies-offus 40 Walhain St-Paul 240
Quievrain 30 Marbais 30 Taviers 300 Thynes 60
Wihéries 10 Saint-Amand 180 Thisnes (Hannut) 460 Braibant 0
Erquennes 80 Frasnes-Lez-Gosselies 10 Hannut 70 Leignon 50
Sars-la-Bruyere 20 Thines 20 Jodoigne 140 Schaltin 60

Comme toujours, les résultats d’analyses sont disparates. Ceci provient d’une part du fait que le niveau des pontes est lui-même irrégulier : la mouche grise « a ses préférences » et, d’autre part, du fait de la petite taille des échantillons (10 dm²) dont le niveau de représentativité est donc assez faible. Ceci conduit à des résultats qui, individuellement, ne sont guère significatifs, mais qui dans leur ensemble permettent de percevoir la hauteur du risque dans une région.

Parmi les résultats disponibles, le niveau moyen est assez élevé (autour de 300 œufs / m²), et certains résultats sont franchement élevés (8-900 œufs / m²). Les résultats complets seront disponibles pour le prochain avertissement.

Même en cas de niveaux élevés de ponte, tous les froments ne sont pas menacés. La mouche grise ne menace que les froments semés tard (à partir de novembre) succédant à des betteraves et à d’autres cultures laissant un couvert ombragé et sans trop d’encombrement au sol.

Les traitements de semences ne sont pas efficaces sur semis précoces : leur persistance est trop courte pour protéger la culture d’attaques survenant à la sortie de l’hiver. De plus, les blés semés tôt ont atteint le tallage au moment de l’attaque et peuvent réagir aux attaques de mouche grise par du tallage de compensation.

Les semis d’octobre peuvent être effectués sans précaution particulière, sinon de veiller à soigner le travail du sol pour éviter de laisser des creux en profondeur. Attention cette année aux mottes très sèches, qui devraient être fragmentées avant un éventuel labour.

Le prochain avis est prévu pour le mardi 25 septembre.

Voir la liste des traitements de semences autorisées ici

Coordination  scientifique : Groupe « ravageurs », S. Chavalle, G. Jacquemin et M. De Proft

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