CePiCOP - 24.03.2026 - Colza en fleur - Escourgeon: nécessité de traitement au stade 31? - Lutte contre la verse en céréales - Epeautres vont-ils rattraper les froments?

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Colza d'hiver
  • Stade : Les plantes pièges à méligèthes fleurissent. Selon la variété, les premières fleurs apparaissent.
  • Charançons de la tige : Très faible présence.
  • Méligèthes : Présence variable.
escourgeon
  • Lutte contre la verse : Les escourgeons les plus avancés atteignent le stade premier noeud (BBCH 31). Dans les parcelles à risque, un traitement régulateur peut être appliqué dès ce stade. En absence de risque à ce stade, le traitement peut être postposé au stade dernière feuille (BBCH 39).
  • Stade : La majorité des parcelles a atteint le stade premier noeud (BBCH 31) et les plus avancées sont au stade 2e noeud (BBCH 32). Comme pour les autres céréales, nous sommes en avance par rapport aux dernières années.
  • Maladies : Compte tenu des stades de développement actuels, un traitement est recommandé uniquement pour les variétés sensibles. Pour le reste, il est préférable d'attendre le stade de la dernière feuille déployée (BBCH 39) dans quelques semaines afin de réaliser un traitement complet sur vos escourgeons.
Froment
  • Lutte contre la verse : Les froments les plus développés ont entamé leur redressement. Dans les parcelles à risque, un traitement régulateur peut se justifier dès le stade épi à 1 cm (BBCH 30).
  • Stade : En fonction de la date de semis, les parcelles se situent majoritairement entre le stade épi 1cm (BBCH 30) et le stade premier noeud (BBCH 31) pour les plus avancés.
  • Maladies : Aucun traitement n'est recommandé actuellement. Surveillez les parcelles emblavées avec des variétés sensibles dans les prochaines semaines (particulièrement les rouilles). Les observations du réseau CePiCOP commencent la semaine prochaine.
Epeautre
  • Stade de développement : Tandis que la plupart des épeautres achèvent la phase de tallage, les semis d'octobre se redressent et atteignent le stade épi-1cm (BBCH 30). L'avance de 2 semaines constatées il y a un mois déjà, se maintient.
  • Fertilisation : Pour les semis de novembre visant une fertilisation en 3 applications comme pour les semis plus précoces pour lesquels un programme à 2 fractions est prévu, les stades optimaux d'une première application sont atteints.
  • Régulateur de croissance : Les épeautres les plus précoces sont généralement très développés et très denses. Dans ces situations, il est prudent d'appliquer un litre de Chlormequat chlorure (Cycocel®) lorsque les conditions météorologiques le permettront.

La culture de colza d'hiver présente un développement avancé à cette époque de l'année, grâce à la douceur des températures.  Les plantes pièges à méligèthes et les variétés précoces démarrent leur floraison. Les variétés plus tardives n'ont pas encore de fleurs.

Début floraison des plantes pièges à méligèthes et colza précoce (Photo CC 23/03/26)

Durant la semaine écoulée, peu de charançons de la tige ont été capturés dans les pièges. Aucun charançon dans 14 pièges ; 1 seul charançon de la tige du colza dans 3 pièges, et 1 à 4 charançons de la tige du chou dans 5 pièges. Les méligèthes ont été trouvés dans chaque piège (de 2 à 138 adultes).

Au niveau des plantes de colza, le charançon de la tige du colza a été observé ce lundi dans un seul champ ; le charançon de la tige du chou a été trouvé dans 2 champs. Les méligèthes, principaux insectes à surveiller avant la floraison, ont été observés dans chaque champ. Leur nombre variait entre 4 et 116 adultes pour 40 plantes non encore en fleurs, c'est-à-dire en dessous des seuils d'intervention.

Les prochaines prévisions météo indiquent une dégringolade des températures avec des pluies et des giboulées.  Ces conditions seront donc peu favorables aux vols d'insectes. L'entrée en floraison sera quelque peu ralentie.  La protection fongicide préventive contre le sclérotinia sera à prévoir avant la chute des premiers pétales.

Christine Cartrysse, Centre Pilote CePiCOP

Les escourgeons ont maintenant atteint le stade 1er nœud (BBCH 31) dans la majorité des parcelles du réseau d'observation du CePiCOP (17/20 parcelles) et les plus avancées (2/20 parcelles) sont au stade 2e nœud (BBCH 32).  

Quelques pustules de rouille naine sont visibles sur les dernières feuilles, notamment sur les F-1 et F-2 actuelles. Ces feuilles correspondent respectivement à la deuxième et à la troisième feuille en partant du sommet de la plante, en tenant compte que la feuille pointante est désignée comme F-0. Au stade du deuxième nœud (BBCH 32), une feuille supplémentaire se trouve encore à l'intérieur de la gaine, en plus de la feuille pointante. Ainsi, les F-1 et F-2 actuelles correspondent en réalité aux futures F3 et F4 définitives (voir Figure 1).

La pression en rouille naine varie selon les sites et la sensibilité variétale. Elle semble globalement plus marquée dans certaines zones (notamment du côté de Waremme, Ath ou Acosse), où l'on peut observer jusqu'à 100 % des F-3 (F6 définitive) portant des pustules dans le bas de la végétation, sans pour autant que l'intensité des symptômes soit trop élevée (maximum 6% de surface touchée).

Stades phénologiques des céréales. En vert, les feuilles visibles ; en gris, les feuilles à venir.

L'helminthosporiose est observée ponctuellement sur certaines variétés et surtout sur les feuilles F-3, correspondant aux futures F5-F6. La fréquence peut atteindre localement 40 % de feuilles touchées, mais l'intensité reste faible (moins de 4 % de surface foliaire atteinte).

La rhynchosporiose reste discrète à ce stade, avec quelques symptômes signalés notamment à Lonzée et Waremme.

L'oïdium apparaît comme la maladie la plus observée actuellement. Elle est présente dans la majorité des parcelles, en particulier dans le bas de la végétation, où plus de 10 % de la surface foliaire peut être atteinte dans les cas les plus sérieux. Des symptômes sont également observés sur F-2 (fréquemment 40 à 85 % des feuilles atteintes) et plus ponctuellement sur F-1. Cette situation est liée aux conditions récentes, relativement sèches, ainsi qu'à la nutrition azotée, favorables à cette maladie. En cas de forte pression, comme observée dans certaines parcelles actuellement, des substances actives efficaces sur l'oïdium peuvent être envisagées, comme le cyflufénamid (par exemple dans des spécialités telles que ATACERT, COSINE, CYFLUMAX, CYFLUTOP, NISSODIUM, …), le soufre (FLOSUL, KUMULUS WG, MICROTHIOL SPECIAL LIQUID, VERTIPIN, …), la métrafénone (FLEXITY, …) ou des combinaisons avec de la spiroxamine et du prothioconazole (INPUT, …).

Rappels des maladies principales en escourgeon :

Les escourgeons ont donc atteint le stade requis pour envisager un premier traitement (entre le stade 1er et 2e nœud, BBCH31-32) si la pression en maladies est importante. Néanmoins, les observations du réseau indiquent que la pression en maladies reste globalement modérée dans la majorité des situations.

Comme le montre les résultats du réseau wallon, un traitement fongicide en montaison (BBCH 31) n'est pas systématiquement rentable. La météo qui s'annonce plus froide cette semaine n'est pas favorable au développement des maladies fongiques. Vous avez donc le temps de passer voir vos parcelles, de déterminer à quel stade se trouvent vos escourgeons et de caractériser la pression en maladies. 

 Une intervention fongicide (T1) peut être envisagée si certains seuils indicatifs sont dépassés. Dans ce cas, il est conseillé d'adapter l'investissement fongicide au niveau de risque (inutile d'investir trop si cela n'est pas nécessaire).

  • Privilégier des solutions intermédiaires au stade BBCH 31 (ex. triazoles comme le metconazole ou associations avec strobilurines) et spécifiques aux maladies présentes (voir ci-dessous pour les substances actives contre l'oidium et l'ajout d'une strobilurine est utile en cas de présence de rouille naine).
  • réserver les solutions les plus performantes pour le traitement principal au stade dernière feuille étalée (BBCH 39) (ex. prothioconazole, méfentrifluconazole, folpet, etc.).
Si aucun seuil n'est dépassé, il est fortement recommandé d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pour envisager une protection complète de vos escourgeons.

Seuils d'intervention indicatifs pour les maladies de l'escourgeon selon les Bulletins de Santé du Végétal (*)

A partir du stade 1er nœud (BBCH 31), sur les 3 dernières feuilles :

Pour la rouille naine :

  • Variétés sensibles : plus de 10% des feuilles atteintes.
  • Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 50% des feuilles atteintes.

Pour le cortège maladies rhynchosporiose et helminthosporiose :

  • Variétés sensibles : plus de 10% des feuilles atteintes.
  • Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 25% des feuilles atteintes.

Pour l'oïdium :

  • Variétés sensibles : plus de 20% des feuilles atteintes.

(*) https://www.arvalis.fr/sites/default/files/medias/pdf/2026-03/BSV_GC-n9_170326.pdf

Des exemples de schémas de protection fongicide se trouvent dans votre Livre Blanc de février 2026, dans la rubrique « Lutte intégrée contre les maladies - protection de l'escourgeon ». Veillez à alterner les modes d'actions et les molécules afin de préserver l'efficacité des matières actives et éviter l'apparition de résistance.

Les produits agréées sont disponibles sur Phytoweb (ou dans les pages jaunes reprises sur le site : https://www.centrespilotes.be/cp/cepicop/cereales/produits-autorises/  )

Groupe « maladies » A. Nysten

La résistance à la verse des céréales est fortement liée à la résistance de la tige.  C'est donc lors de la formation et l'élongation de la tige, entre les stades épi 1cm (BBCH 30) et deuxième nœud (BBCH 32) qu'il convient d'être attentif.  Il faut veiller à privilégier des entre-nœuds courts et une paroi épaisse, en évitant que les plantes ne grandissent trop vite.  L'allongement des entre-nœuds dépend principalement de l'espèce et de la variété, du niveau de nutrition azotée, de l'état végétatif de la culture et des conditions météorologiques au moment de la montaison.

La variété constitue donc le premier facteur de risque : certaines sont beaucoup plus sensibles à la verse que d'autres.  Les tableaux détaillant la sensibilité variétale à la verse sont présents dans les éditions de février 2026 et septembre 2025 du Livre Blanc Céréales (https://livre-blanc-cereales.be/le-livre/). 

La disponibilité en azote dans la parcelle est un second facteur de risque : plus il y a d'azote disponible, plus le risque est élevé car les plantes vont avoir tendance à produire de nombreuses talles et/ou à s'allonger rapidement, ce qui entraine la formation de tiges peu résistantes à la verse. 

Le choix d'appliquer un traitement régulateur doit également être raisonné en fonction de l'état végétatif de la culture.  Les cultures à biomasse élevées (cultures fort développées, denses, à tallage excessif, …) sont plus à risque.  A l'inverse, un traitement pourrait en effet se révéler contreproductif s'il est pulvérisé sur une culture à peuplement limité ou qui n'est pas en pleine croissance.

Enfin, les conditions météorologiques peuvent accentuer le risque de verse : un climat sombre et humide pendant la montaison est favorable à la verse.

L'application d'un traitement régulateur est donc recommandée pour les parcelles qui présentent un ou plusieurs de ces facteurs de risque. Pour limiter la phytotoxicité de ce type de traitement, il convient de pulvériser à des températures supérieures à 2 °C. Afin d'en maximiser l'efficacité, il est préférable de l'appliquer lors de conditions climatiques favorables, c'est-à-dire au début d'une période de 4 à 5 jours de temps poussant (luminosité élevée, faible amplitude de température et température moyenne supérieure à 10 C°).

Les escourgeons les plus avancés atteignent le stade premier nœud (BBCH 31). Dans les parcelles à risque, un traitement régulateur peut être appliqué dès ce stade. En absence de risque à ce stade, le traitement peut être postposé au stade dernière feuille (BBCH 39).

Les froments les plus développés ont entamé leur redressement.  Dans les parcelles à risque, un traitement régulateur peut se justifier dès le stade épi à 1 cm (BBCH 30). 

Recommandations :

Actuellement, les escourgeons et les froments les plus précoces atteignent le bon stade.  Ils sont généralement très développés, ce qui augmente le risque et peut justifier l'application d'un traitement régulateur (voir aussi en fonction des autres facteurs de risques).  Si un traitement régulateur est nécessaire, il convient d'attendre le retour de conditions météorologiques favorables (les températures sont en effet annoncées en baisse à partir du milieu de cette semaine).

SprayVision, un outil d'aide à la décision déterminant, en fonction des prévisions météorologiques, le meilleur moment pour pulvériser, est disponible sur agromet.be (https://agromet.be/fr/oad/pulve/sprayvision/v1/).

Groupe « Phytotechnie » F. Henriet

Sol et climat :

Comparativement au froment, l'épeautre est généralement plus tardif à se redresser, pourtant cette année, il semble aussi précoce que les blés. C'est un fait assez rare pour être signalé car si les précocités de la plupart des variétés de froments augmentent avec les températures de plus en plus douces de nos hivers, la croissance des épeautres semblait bien plus constante. On attribue généralement ce caractère plus stable des épeautres à une plus grande dépendance de ceux-ci face à la photopériode que par rapport aux températures.  Cette année, les épeautres semés en octobre ont pratiquement deux semaines d'avance sur les situations observées ces 4 dernières années. Bien sûr, nous sommes à nouveau dans une année chaude et l'hiver a été très doux mais c'étaient également le cas des 4 dernières années. Or, en relisant les avis de 2022 à 2025, nous pouvons constater que les dates à laquelle le stade BBCH 30 (épi-1 cm) a été atteint pour la Hesbaye, se situaient toujours entre le 8 et le 12 avril. Cette année, les variétés précoces au redressement comme Courtoise et Zollernperle avaient déjà atteint ce stade ce dimanche (22 mars) et les variétés classiques comme Cosmos avaient alors le sommet de leur épis distant du plateau de tallage de 0,5-0,8 cm et atteindront donc le stade BBCH 30 dans les prochains jours. 

La principale différence entre cette saison et les précédentes est la quantité de lumière que les plantes ont pu capter en novembre, décembre et janvier (voir tableau). C'est ce qui explique également le tallage exceptionnel que l'on observe cette saison pour tous les semis précoces.

Tableau reprenant les moyennes mensuelles de températures et les sommes mensuelles d’ensoleillement des 5 dernières saisons pour la période allant du semis à la phase de redressement. Données provenant de la station IRM-CRA-W d’Ernage.

*les données concernant le mois de mars 2026 sont approchées car le mois n'est pas terminé.

Fertilisation :

Les premières fractions des schémas en comportant 3 ont déjà été appliqué depuis quelques semaines, la deuxième phase d'application de ce programme devrait se dérouler d'ici une à deux semaines. Pour les semis de novembre visant une fertilisation en 3 applications comme pour les semis d'octobre pour lesquels un programme en 2 fractions est prévu, les stades optimaux d'application sont atteints.

Régulateur de croissance :

Le développement excessif des épeautres semés aux alentours du 15 octobre doit nous rendre prudent. Ce fut le cas lorsque nous avons réduit les doses d'azote appliquées en première fraction (40 uN au lieu de 60 uN) mais ce ne sera pas suffisant pour nous prémunir de la verse tant la densité des talles est abondante chez les premiers semés. C'est pourquoi avec l'arrivée du stade BBCH 30, nous allons, lorsque cela sera possible, appliquer un premier traitement raccourcisseur sur l'essai épeautre semé mi-octobre. A ce stade, les produits contenant du Chlormequat chlorure (Cycocel®) sont autorisés ainsi que ceux composés du mélange Trinexapac-éthyle + prohexadione-Ca (Prodax, Medax Max, Percival,…) et ceux contenant de la Prohexadione seule (Fabulis OD, Yawl, …). Comme l'ont montré les essais menés par l'Unité de Protection des plantes du CRA-W, en année verse (2023), seuls les programmes combinant un Chlormequat-chlorure et une seconde molécule ont permis de maintenir les épeautres sur pied.

Deux photo prises le 22 mars illustrant la densité du couvert et le développement des épeautres semés au 15 octobre. A gauche la variété Cosmos, à droite Courtoise.

Les conditions météo annoncées pour les prochains jours ne sont pas des plus indiquées car si les problèmes de sélectivité ne surviennent que lorsque les températures sont négatives, l'efficacité du Cycocel n'est optimale que par temps poussant, c'est-à-dire lorsque la moyenne de température atteint 10°C le jour du traitement et les deux jours suivants. Nous attendrons donc les conditions favorables. Notre conseil pour les situations à risque est d'appliquer un Cycocel au stade BBCH 30 ainsi qu'un second raccourcisseur au stade BBCH32 (2ème nœud). Dissocier l'utilisation de ces deux produits permet de réduire le risque de phytotoxicité sur la culture. Ce risque est important et certaines années, les rendements peuvent être affectés de façon catastrophique par des traitements non appropriés. Ce fut notamment le cas de l'association Cycocel + Prodax en 2024 qui a réduit le rendement de 20% ! Les produits contenant du Trinexapac-éthyle sont les plus à craindre. Ils sont efficaces en tant que raccourcisseur mais affectent fréquemment le rendement.

Tableau résumant les principaux enseignements des essais raccourcisseurs en épeautre réalisés au cours de ces 4 dernières années par l’Unité de Protection des plantes du CRA-W.

Sur base des quatre années d'essais et parmi les matières actives disponibles, le chlorure de mepiquat associé à la prohexadione (Medax Top) semble être celui qui préserve le mieux la plante de problèmes de phytotoxicité tout en conférant, lorsqu'il suit un traitement cycocel, une protection efficace contre la verse.

La situation décrite ne vaut que pour les épeautres semés en octobre dans les régions plus chaudes. Pour les semis plus tardifs et ceux réalisés en région plus froides, la décision ou non d'un recours à deux traitement raccourcisseurs devrait se prendre plus tard en fonction du développement de la culture et des conditions météorologiques.

Un autre point que je voudrais aborder dans cet avis concerne les effets indésirables des régulateurs tant sur la santé humaine que sur l'environnement. S'il est clair que ces produits ne sont jamais utilisés de gaieté de cœur, on oublie ou ignore souvent que certains d'entre eux sont plus toxiques que d'autres. Les informations concernant leurs effets sont nombreuses mais pas toujours facilement accessibles. Des indicateurs devraient bientôt voir le jour et venir faciliter cette lecture mais à l'heure actuelle, vous pouvez déjà trouver bon nombre d'information sur le site phytoweb. Parmi ces dernières et pour illustrer les différences existantes entre produits, j'ai repris les pictogrammes de danger qui doivent figurer sur chacun des régulateurs de croissance qui ont été agréés en Belgique. C'est loin d'être suffisant pour caractériser un produit mais cela montre bien que tous ne sont pas égaux et que certains nécessitent plus de précaution que d'autres. Comme pour la phytotoxicité sur céréales, les produits à base de Prohexadione et de chlorure de mépiquat semblent moins toxiques, les pires étant ceux qui contiennent du trinexapac-éthyle. Si vous êtes amenés à les utiliser, prenez soin de bien vous protéger.

Tableau reprenant certains des régulateurs de croissance ainsi que les codes SGH et pictogrammes de danger qui leur sont associés.

Je vous souhaite une agréable semaine,

Guillaume Jacquemin


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