Mouche grise, premiers r├ęsultats : niveaux de ponte bas

Les prélèvements de sol en cours d’analyses ont livré les premiers résultats (37/69) : les niveaux de pontes mesurés sont faibles et ne justifient pas de traitement.

Comme toujours, les résultats d’analyses sont disparates. Ceci provient d’une part du fait que le niveau des pontes est lui-même irrégulier : la mouche grise « a ses préférences » et, d’autre part, de la petite taille des échantillons (10 dm²). Individuellement, les résultats ne sont guère significatifs, En revanche, l’ensemble donne une idée de la hauteur du risque dans une région. Des analyses sont encore prévues toute cette semaine. Résultats complets dans le prochain avertissement.

La mouche grise ne menace que les froments semés tard (à partir de novembre) succédant à des betteraves et à d’autres cultures laissant un couvert ombragé et sans trop d’encombrement au sol.

Les traitements de semences ne sont pas efficaces sur semis précoces : leur persistance est trop courte pour protéger la culture d’attaques survenant à la sortie de l’hiver. De plus, les blés semés tôt ont atteint le tallage au moment de l’attaque et peuvent réagir aux attaques de mouche grise par du tallage de compensation.

Les semis d’octobre peuvent être effectués sans précaution particulière, sinon de veiller à soigner le travail du sol pour éviter de laisser des creux en profondeur. Attention cette année aux mottes très sèches, qui devraient être fragmentées avant un éventuel labour.

Coordination  scientifique : Groupe « ravageurs », M. De Proft, G. Jacquemin

 

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