Lutte contre les maladies, enseignements du passé

Les conditions climatiques des dernières semaines et celles annoncées prochainement ne favorisent pas le développement des cultures, ni celui des maladies. Le développement du blé est en retard par rapport aux dernières années et il est encore trop tôt pour observer ses parcelles.

Pour le froment, la question du premier traitement ne doit pas se poser avant le stade 32 (2ème nœud), sauf dans certains épisodes rares d’épidémie de rouille jaune au stade 31 (montaison). Dans 75% des essais du réseau d’essais fongicides wallons, un traitement à la montaison a abouti à une perte nette. Il faut atteindre des prix du blé de 260€/T pour que ce traitement soit rentable, et ce seulement dans la moitié des essais ! Avec un prix du blé inférieur à 150€/T, la règle est simple : au stade 31, traitement seulement si présence de foyers actifs de rouille jaune sur une variété sensible.

Ces cinq dernières années, le traitement a souvent pu être reporté au stade 39 (dernière feuille) si la parcelle respectait deux conditions :

  • La parcelle est emblavée avec une variété tolérante à la septoriose
  • Si la variété emblavée est peu tolérante à la rouille jaune, il n’y a pas encore de symptômes de rouille jaune visibles au stade 32.

Rappelons également les enseignements de 2017 : avec une faible pression des maladies au stade 32 (2ème nœud), le report du traitement au stade 39 (dernière feuille) a permis d’établir un programme en un seul passage qui maximisait le rendement net dans la plupart des parcelles. Commencer tôt n’est donc pas systématiquement synonyme de réussite et un programme en un seul passage est une possibilité réelle ! 

Pour l’escourgeon, un traitement au stade 39 (dernière feuille) est souvent bien valorisé. Le programme pourra être adapté suivant la pression en maladies, à la lumière des avis du CADCO. Nous vous tiendrons bien sûr informés des pressions observées dans nos parcelles d’essais. 

Pour voir la sensibilité d’une variété à tel ou telle maladie, consulter ici

Coordination scientifique : Groupe « maladies », A. Legrève, M. Delitte

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