Escourgeon : fertilisation azotée et désherbage

Désherbage : Suite aux conditions clémentes de l’hiver, les adventices se sont développées de façon importante. Si votre semis était précoce et si vous n’avez pas eu l’occasion de désherber avant l’hiver, le conseil est de ne pas tarder dès que les terres seront accessibles et les conditions climatiques assez douces.

Vu l’évolution des conditions climatiques depuis une semaine,  les terres commencent de nouveau à être accessibles. Cependant, l’accessibilité peut différer fortement d’une situation à l’autre.

Le schéma classique de fertilisation azotée en escourgeon est divisé en 3 fractions. Dans certaines situations, une impasse de la fraction tallage est possible :

  • dans les parcelles à bonne minéralisation (en régions limoneuse et sablo-limoneuse) ;
  • dans des cultures très denses en sortie d’hiver ;
  • dans les parcelles où la culture est plus précoce et proche du redressement à la sortie de l’hiver ;
  • lorsque les conditions climatiques sont particulièrement favorables.

Si vous ne vous trouvez pas dans une de ces situations, notre conseil est d’apporter la première fraction d’azote (tallage) dès que vous en aurez la possibilité.

La réponse des variétés lignées et hybrides diffère, le fractionnement doit se raisonner en fonction du type de variété. Les fumures de référence 2020 du Livre Blanc céréales sont les suivantes :

 

ESCOURGEON variétés lignées

ESCOURGEON variétés hybrides

55 kg N/ha au tallage

25 kg N/ha au tallage

55 kg N/ha au redressement

75 kg N/ha au redressement

50 kg N/ha à la dernière feuille

75 kg N/ha à la dernière feuille

Ces fumures de référence sont valables dans la majorité des situations. Une majoration de la dose peut se concevoir dans certaines situations. Toutes les informations relatives au calcul de la dose à appliquer se trouvent dans l’article « Fertilisation azotée en escourgeon » du Livre Blanc céréales qui est disponible en ligne sur le Site « Céréales.be ».

Coordination  scientifique : Groupe « phytotechnie », R. Meurs

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