Une nouvelle saison commence : conseils maladies escourgeon

La protection des cultures doit être raisonnée en fonction de la pression des principales maladies, des conditions météos annoncées et de la variété emblavée. Les moyens de lutte chimique sont de plus en plus restreints et il est essentiel de combiner toutes les stratégies disponibles pour arriver aux rendements souhaités. Evaluer les pathogènes présents sur sa parcelle permet d’évaluer si l’infection est préjudiciable ou non. Les avis du CePiCOP vous renseignent de la pression en maladies observée dans un réseau de parcelles distribuées en Wallonie. Ces avis sont là pour vous guider dans la stratégie à appliquer qui sera toujours optimisée sur base des conditions phytotechniques et vos propres observations de l’état sanitaire de vos parcelles.

En escourgeon, la protection phytosanitaire vise à contrôler quatre maladies : la rhynchosporiose, l’helminthosporiose, la rouille naine et l’oïdium.

Pour décider de la stratégie de protection fongique : trois leviers agronomiques permettent de diminuer la lutte chimique: 1) privilégier les variétés résistantes, 2) semer à une densité peu élevée car la levée est souvent rapide et permet au tallage de démarrer tôt et 3) ne pas intensifier exagérément la fumure azotée.

Un traitement unique au stade dernière feuille est en général conseillé. Un premier traitement est parfois recommandé en cas de forte pression sur les variétés sensibles.  Les conditions ultérieures de la saison détermineront de la pression phytosanitaire et des stratégies à mettre en œuvre.

Coordination scientifique : Groupe « maladies » A. Legrève, A. Nysten

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