CePiCOP - Actualité - céréales du 9 juin 2020 (C18)

Envoyé le 08/06/2020

De nos jours, les maladies du pied en céréales causent, le plus souvent, peu de dégâts. Il est tout de même intéressant de les reconnaître durant la saison, car des fortes attaques peuvent induire l’échaudage, la verse et compliquer ainsi la récolte. Les quatre photos ci-dessous reprennent les maladies principales observées sur les pieds (photos prises durant la saison 2019, après avoir soulevé successivement les gaines). Les semis précoces, les hivers doux et humides et les précédents « céréales à pailles » sont des facteurs favorables pour la survie et l’attaque de ces différents champignons.

  1. Piétin verse (Oculimacula yallundae ou O. acuformis) provoque une seule tache brunâtre, localisée généralement sous le 1er nœud. La forme de la tache ocellée et les plusieurs points noirs observés permettent de ne pas la confondre avec les autres champignons. Des nombreuses variétés sont désormais résistantes et permettent d’éviter les traitements.
  2. Piétin échaudage (Gaeumannomyces graminis tritici) est causé par un champignon du sol et est dispersé par le travail du sol. Un manchon noir est visible sur le bas de la tige et peut mesurer plusieurs centimètres et remonter au-dessus du plateau de tallage.
  3. Fusariose de la tige et des nœuds (Fusarium spp. ou Microdochium spp.) provoque des taches brunes sous forme de « traits de plume ». Du mycélium rosâtre peut se développer sur les nœuds qui sont touchés. Les faibles précipitations au printemps et les variétés sensibles sont les facteurs favorables aux attaques.
  4. Rhizoctone (Rhizoctonia cerealis) forme des taches blanches bien délimitées par un contour brun sur le bas des tiges. Elles peuvent parfois atteindre le 3ième nœud. Les attaques sont généralement en superficie de la tige et induisent donc peu de dégâts.

Les situations à risques sont évitées principalement grâce au choix variétal, à la date de semis et à la rotation des cultures.

Coordination scientifique : Groupe « maladies » A. Legrève, A. Nysten

La saison touche à sa fin en ce qui concerne l’observation des maladies en champs. Les pluies tant attendues sont arrivées ces derniers jours. La saison a été globalement saine et il n’est pas rare de voir certains champs, emblavés avec des variétés tolérantes/résistantes aux maladies qui ne sont pas encore et ne seront pas traités cette année.

Le début du printemps a été plutôt sec et chaud et ce n’est que fin avril/ début mai que les foyers de rouille jaune se sont déclarés du côté de Liège et du Hainaut principalement. La septoriose n’a globalement pas posé trop de problème excepté sur les parcelles qui avaient reçu des pluies de façon très localisée. La douceur de l’hiver a été favorable à la rouille brune qui est observable sur certaines variétés depuis la mi-mai mais les conditions climatiques ne lui ont pas été favorables ces derniers jours. Il est trop tard pour traiter dans presque toutes les situations. Tout comme l’année dernière, le risque de fusariose des épis est très faible.

Sur ces quelques lignes, la saison des avertissements de printemps se clôture. Nous vous souhaitons d’ores et déjà une très belle récolte !

Coordonnateur CePiCOP : X. Bertel, visitez notre site : https://centrespilotes.be

Réalisés grâce au concours et au soutien : du SPW-Direction de la Recherche et du Développement, du BWAQ asbl, du CARAH asbl, du CRA-W, du CORDER asbl, de la Province de Liège – Agriculture, de ULg-GxABT, de l'OPA qualité Ciney asbl, de Réquasud asbl. 

Cet avis ne peut être diffusé sans l’accord du CePiCOP

 

 


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