Pression des maladies en froment - Stades et fertilisation des céréales d’hiver - Point sur les ravageurs en céréales - Observations en épeautre et en triticale

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CÉRÉALES

Froment

Stades : la majorité des froments est au stade dernière feuille pointante (BBCH 37), les plus avancés ont même déjà atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39).

Maladies : la rouille jaune est toujours bel et bien là. La septoriose a progressé malgré la sécheresse et la rouille brune est favorisée par ce temps chaud. Pour ceux qui n’ont pas encore protégé leurs parcelles, un traitement au stade dernière feuille étalée (BBCH 39) est plus que recommandé. Pour ceux qui ont traité leur froment au stade 2ème nœud (BBCH 32), il n’est pas nécessaire de traiter cette semaine (sauf en cas de rouille jaune) mais il sera nécessaire de revenir 3 (maximum 4) semaines après la première application pour un traitement relais.

Fertilisation : la dernière application d’un schéma en deux et trois fractions peut être envisagée pour les parcelles semées au mois d’octobre qui pour la plupart ont atteint le stade dernière feuille pointante (BBCH 37).

Ravageurs : situation sur les vols de pucerons et sur la cécidomyie orange du blé.

Epeautre

Stades : la majorité des épeautres est maintenant au stade 2ème nœud (BBCH 32). En Hesbaye et dans le Condroz, on peut voir pointer la dernière feuille (BBCH 37) dans les semis les plus précoces.

Maladies : on se souviendra de l’année 2022 en épeautre comme d’une longue lutte contre la rouille jaune.  La septoriose est désormais un facteur supplémentaire à prendre en compte pour la protection de la culture.

Fertilisation : la troisième fraction peut être apportée dès à présent. Opter pour une forme solide de l’engrais permet d’éviter les brûlures des deux dernières feuilles.

Régulateur : la sécheresse joue son rôle de raccourcisseur. Les pailles seront plus courtes cette année. Dans les situations à risque et si ce n’est déjà fait, un deuxième raccourcisseur peut être appliqué. Attention certains produits ne sont plus adaptés à partir du stade dernière feuille pointante (BBCH 37).

Triticale

Stades : dernière feuille étalée (BBCH 39) à stade éclatement de la gaine (BBCH 47).

Maladies : la rouille jaune et la rhynchosporiose sont observées sur les variétés sensibles. Le traitement principal est à envisager sur les parcelles qui dépassent le stade dernière feuille étalée (BBCH 39). Un traitement relais est à envisager deux semaines plus tard dans les parcelles qui ont déjà été protégées.

Fertilisation : l’apport de la dernière fraction est à appliquer à partir du stade dernière feuille pointante (BBCH 37). L’apport sous forme solide est à privilégier.

Céréales de  printemps

Orge de brasserie :

Stades : Les parcelles sont majoritairement au stade premier nœud (BBCH 31).

Maladies : La montaison en orge de printemps se déroule très rapidement. En moyenne sur les dernières années, elle a duré 15 jours. Vu ce laps de temps très court, un traitement de montaison n’est généralement pas justifié. Un traitement unique au stade dernière feuille étalée (BBCH 39) est en général la solution la plus adaptée pour lutter contre les maladies fongiques en orge de printemps.

La majorité des froments (23/32 parcelles) du réseau d’observation CePiCOP a atteint le stade dernière feuille pointante (BBCH 37).  Huit autres parcelles sont toujours au stade 2ème nœud (BBCH 32) et une parcelle a déjà atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39).

La rouille jaune continue sa progression sur les variétés sensibles ayant une cote de tolérance à la rouille jaune inférieure à 7.0 dans le Livre Blanc de septembre 2021. Elle est également observée, à très faible pression, dans des variétés actuellement répertoriées comme moins sensibles. Nous assistons peut-être à un changement de la race de rouille jaune, qui pourrait s’avérer plus agressive qu’auparavant. La visite de TOUTES vos parcelles quelle que soit la variété implantée reste donc fortement conseillée

Trois parcelles observées via le réseau CePiCOP présentent des infections significatives en septoriose sur leur F3 définitive (Figure 1). La sévérité de ces infections reste faible mais la septoriose est globalement en progression malgré la sécheresse actuelle. Les fortes rosées observées cette dernière semaine ont suffi à réactiver le cycle de cette maladie et le risque que son développement prenne de l’ampleur est réel.

La rouille brune n’est actuellement pas observée dans les parcelles du réseau d’observation. Cependant, plusieurs cas d’apparition de cette maladie nous ont déjà été reportés. Les outils d’aide à la décision nous signalent également un risque élevé d’infection de cette maladie dans la région liégeoise et dans le Hainaut.

Pour toutes ces raisons, il est fortement conseillé de protéger vos parcelles avec un traitement adapté lorsque vos froments auront atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) si aucun traitement n’a encore été fait.

Figure 1 : Stades phénologiques des céréales. En vert, les feuilles visibles ; en gris, les feuilles à venir.

Réseau des parcelles froment du CePiCOP (32 parcelles):

Site

Date de semis

Variété(s) observée(s)

Lonzée

18/10/2021

Gleam, KWS Smart

Lonzée

18/11/2021

Gleam, KWS Smart

Lonzée

28/10/2021

Chevignon, KWS Dorset, Porthus

Acosse                

17/10/2021

Gleam, KWS Smart

Marbaix

19/10/2021

KWS Extase, Garfield

Mortroux

25/10/2021

Gleam, LG Skyscraper, Bennington, Campesino

Chièvres

24/10/2021

Gleam, KWS Smart, Chevignon, LG Skyscraper

Ath

25/10/2021

Gleam, KWS Smart, Chevignon, LG Skyscraper

Ciney

27/10/2021

Chevignon

Mettet

29/10/2021

Gleam, KWS Smart

Pailhe

18/11/2021

Gleam, LG Skyscraper, Campesino,

Hodeige

10/11/2021

Gleam, LG Skyscraper, Campesino

 

Symptômes :

Observations :

La rouille jaune est observable dans 21 des 32 parcelles du réseau CePiCOP. Elle est présente sous forme de foyer actif dans la variété KWS Smart implantée à Lonzée (2 dates de semis) et Acosse, sur Campesino à Hodeige et Mortoux, sur Gleam, KWS Dorset et Porthus à Lonzée et sur du LG Skyscraper à Ath.

Maximums observés : 50% des F3 du KWS Smart à Acosse, 10% des F2 du Campesino à Hodeige.

La septoriose est observable dans 30 des 32 parcelles du réseau d’observation. Elle est présente en moyenne sur les F3 définitives (Figure 1) à 35% à Acosse, 10% à Ciney, 8% à Hodeige, 3% à Mettet et 3% à Lonzée. Pour les autres parcelles, la maladie se trouve encore sur les F4 définitives. Globalement, la sévérité observée est faible.

Maximums observés : 15% des F2 définitives du KWS Smart à Acosse, 20% des F3 définitive du Chevignon à Lonzée

Recommandations :

Rouille jaune :

Les parcelles ayant été traitées au stade 1er nœud (BBCH 31) contre cette maladie ont probablement reçu un traitement relais 2 semaines plus tard soit aux environs du stade 2ème nœud (BBCH 32) du froment. Cette dernière application a eu pour but de protéger la F2 définitive de votre culture (qui pointait très certainement lors de votre traitement). Cependant, malgré ce traitement, les plantes de froment vont encore produire une nouvelle feuille dans les 2 semaines qui viennent et cette dernière n’aura reçu aucune protection. C’est pourquoi, un traitement relais lorsque la culture aura atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pourrait être nécessaire pour protéger cette dernière contre la rouille jaune. En effet, cette maladie est capable d’effectuer un cycle en 2 semaines et la pression de cette année est non négligeable sur les variétés très sensibles.

Si vous avez effectué un traitement complet au stade 2ème nœud (BBCH 32), vous pourrez très certainement compter sur 3 semaines de rémanence, cependant votre dernière feuille sera sans protection pendant au minimum une semaine ce qui est suffisant, dans les conditions actuelles, pour que la rouille jaune s’y repique. Un petit complément, à base de triazole (comme celui utilisé au stade BBCH 31 = T0), pourrait être envisagé et largement suffire pour tenir jusqu’à l’épiaison complète du froment. La visite de vos parcelles est donc très importante, ce traitement relais à la dernière feuille pouvant être envisagé dès l’apparition des premiers symptômes sur la dernière feuille.

N’oubliez pas non plus de privilégier l’alternance des substances actives choisies entre les différents traitements afin de ralentir l’apparition de résistance chez les pathogènes présents au moment des traitements.

Septoriose :

La septoriose est actuellement en progression malgré la sécheresse. Les rosées abondantes et les températures clémentes l’ont aidée à continuer son développement. Elle est surtout à signaler dans les variétés très sensibles ayant des cotes inférieures à 6.0 dans le Livre Blanc de septembre 2021.

Pour les parcelles qui n’ont pas encore reçu de traitement fongicide, il est fortement conseillé d’appliquer une protection complète contre cette maladie lorsque le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) sera atteint. Pour les parcelles ayant été traitées au stade 2ème nœud (BBCH 32) et qui ne présentent pas de symptômes de rouille jaune, il est conseillé d’attendre 3 (à maximum 4) semaines avant de revenir avec un traitement relais.

Pour rappel et afin d’éviter l’apparition trop rapide de résistance au sein des pathogènes suite à l’application de produits de protection des plantes, il est conseillé de :

  • n’appliquer un SDHI qu’une seule fois / saison ;
  • alterner les substances actives utilisées d’un traitement à l’autre ;
  • privilégier le mélange de substances actives différentes et efficaces contre le pathogène ciblé lors d’une même application.

Une fois les règles ci-dessus bien en tête, il est maintenant possible pour vous de déterminer la composition du traitement contre la septoriose. Ce traitement devra reposer sur une solution à base de SDHI (bixafen, fluopyram, fluxapyroxad, benzovindiflupyr ou isopyrazam), de triazole (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole, metconazole ou cyproconazole[1]) et/ou de fenpicoxamid. L’ajout d’une strobilurine n’est utile que si vous avez une variété sensible à la rouille brune. Au vu des risques annoncés et de la chaleur prévue pour les prochains jours, il est fortement conseillé de prendre cette maladie en compte également (surtout dans le Hainaut et la région liégeoise). A noter également que les produits à base de benzovindiflupyr (SDHI) n’ont pas besoin d’être renforcés avec une strobilurine pour lutter contre la rouille brune car cette substance active est déjà suffisamment efficace contre cette maladie. Elle est cependant un peu plus faible sur septoriose que d’autres références du marché. Le choix dépendra donc fortement de la sensibilité de votre variété. Enfin, l’ajout d’un produit multi-sites, à base de folpet ou de soufre (liquide de préférence) est toujours recommandé si aucun autre traitement fongicide n’a été effectué auparavant.

Rouille brune :

Bien que la rouille brune (Figure 2) n’ait pas été observée dans les parcelles du réseau CePiCOP, elle nous a déjà été signalée à plusieurs endroits en Wallonie. Les chaleurs annoncées dans les prochains jours constituent les conditions idéales pour son développement, qui risque d’être conséquent. Notre outil d’aide à la décision prévoit un développement significatif de cette maladie dans le Hainaut et la région Liégeoise. Pour les parcelles qui n’ont pas encore été protégées, il est donc conseillé d’envisager un traitement lorsque la culture aura atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pour lutter à la fois contre la septoriose et la rouille brune (pour les variétés sensibles). Veuillez-vous référer au texte du paragraphe septoriose pour décider du traitement à envisager.

Figure 2: Symptômes de rouille jaune et de rouille brune. La rouille jaune se présente sous forme de strie avec des petites pustules jaune. La rouille brune se répartit aléatoirement sur le limbe foliaire avec des pustules brune plus grandes que celle de la rouille jaune. Photo de C. Bataille

 

[1] Dernière année d’utilisation du cyproconazole (expiration le 31/11/2022).

FROMENT  

Avec les conditions climatiques actuelles, la situation dans les parcelles de froment évolue rapidement. Les semis du mois d’octobre ont, dans la plupart des cas, atteint le stade « dernière feuille pointante » (BBCH 37). L’application de la dernière fraction d’azote peut donc être envisagée pour les parcelles qui ont atteint ce stade.  

Cette dernière fraction doit être modulée en fonction de la parcelle en tenant compte des conditions culturales, des apports déjà réalisés et de l’état de la culture. Pour vous aider à moduler votre dose, un outil de calcul de la fumure est disponible sur le site du Livre Blanc. Vous le trouverez en cliquant sur le lien ci-contre Déterminer sa fumure - Livre Blanc Céréales

Pour rappel, les fumures de référence recommandées en 2022 par le Livre Blanc céréales sont reprises ci-dessous.

Fumure de référence en 3 fractions

Fumure de référence en 2 fractions

Fraction du tallage : 60 kg N/ha

Fraction intermédiaire

« tallage-redressement » : 95 kg N/ha

Fraction du redressement : 60 kg N/ha

Fraction de la dernière feuille : 65 kg N/ha

Fraction de la dernière feuille : 75 kg N/ha

La dernière fraction peut être apportée sous forme solide ou liquide. Si on choisit d’appliquer l’engrais sous forme liquide, il convient d’être prudent afin de ne pas brûler les feuilles supérieures de la culture. Au vu des conditions météo du moment et lorsque cela est possible, ce type d’application n’est pas conseillé. Si toutefois cette forme liquide est retenue, les précautions suivantes doivent être respectées autant que possible :

  • Effectuer cet apport liquide au stade dernière feuille pointante (BBCH 37)
  • Ne pas réaliser cette intervention en plein soleil et lorsque le vent vient du nord et de l’est
  • Utiliser des jets adaptés (jets dropleg ou filet par exemple) qui permettront à l’engrais liquide d’atteindre le sol
  • Il est souhaitable que la culture reçoive des précipitations même légères dans les jours qui suivent l’application
  • Ne pas appliquer l’engrais liquide en mélange avec des produits phytosanitaires. 

De plus, un passage réalisé dans de bonnes conditions permet de réduire considérablement les pertes d’azote par volatilisation et de maximiser la valorisation de ces apports par la culture. L’engrais sous forme solide peut être appliqué au stade dernière feuille étalée (BBCH39).  

En fonction des variétés et des régions agricoles, les froments semés au mois de novembre sont au stade 2ème nœud (BBCH32). Ces parcelles ne nécessitent donc aucune intervention relative à la nutrition cette semaine.   

FROMENT-POIS

Les pois ont commencé à fleurir dans les premières parcelles de froment-pois semées à la fin octobre. Un traitement fongicide pourra donc être envisagé prochainement lorsque le pois sera en pleine floraison. Pour réaliser ce traitement, nos conseils portent vers une application d’azoxystrobine (250 g/ha). Cette molécule permettra de lutter contre les pourritures et l’anthracnose du pois d’hiver et aura également un effet protection pour la céréale (figure 3). Toutefois, pour maximiser l’efficacité de ce traitement, il est important d’intervenir lorsque le pois est en pleine floraison. Un second traitement pourra être envisagé lors de la floraison du froment à base de metconazole pour compléter cette protection.

Figure 3: photos illustrant des symptômes de pourriture grise ou botrytis (photo de gauche) et d’anthracnose (point brun présent sur la photo de droite) sur pois protéagineux d’hiver (Photo : O. Decelle).

 

Pucerons

Les observations ravageurs hebdomadaires portent essentiellement sur les pucerons (actuellement observés sur les feuilles de froment). Jusqu’à présent, les populations sont très faibles dans la majorité des parcelles observées. Toutefois des populations plus importantes de pucerons et de criocères (lémas) sont signalées du côté du Hainaut (Ath, Chièvres).

Il est encore un peu tôt pour déterminer si l’évolution pourrait atteindre des niveaux nuisibles. De plus, le temps ensoleillé et sec convient mieux aux ennemis des pucerons qu’aux pucerons eux-mêmes et il est donc probable que les pucerons des céréales soient bien maîtrisés par les auxiliaires.

Arrivée imminente des cécidomyies oranges, de Jodoigne à Waremme

Depuis la saison 2017-2018, la cécidomyie orange s’est faite discrète. Les populations sont restées à des niveaux globalement assez faibles car ne bénéficiant jamais de situations favorables à leur multiplication. Les pontes de ces dernières années n’ayant pu se faire au stade sensible des céréales, l’espèce n’a pas pu se multiplier. Localement cependant, ce ravageur peut occasionner d’importants dégâts à la culture, et ce, en quelques soirées seulement.

Figure 4 : Femelle de cécidomyie orange déposant ses œufs sur un épi de froment. Archives CRA-W

Les processus régissant le développement de l’insecte dépendent d’une succession précise de sommes de températures et de précipitations se produisant durant les mois précédant l’émergence des insectes adultes. La dernière de ces conditions est une pluie chaude (>13°C) qui donne le signal déclenchant la phase de pupaison. Les pupes se transforment alors en imago (adulte) d’autant plus vite que les températures sont élevées (160°jours en base 7°C sont nécessaires pour la pupaison).

Cette saison, la première période de pluie dite « inductrice d’émergence » s’est produite le 25 et le 26 avril, elle sera responsable d’une première vague d’adultes qui devraient émerger aux alentours du 15 mai dans les zones où cette pluie est tombée. Cette pluie, abondante par endroit ne concerne cependant qu’une petite partie de la Wallonie. Comme le montre la carte, les communes concernées se trouvent majoritairement sur l’axe Bruxelles-Liège, le long de la frontière linguistique.

Figure 5 : Carte illustrant le risque d’une première vague d’émergence des cécidomyies oranges autour du 15 mai 2022. Les adultes ne sont susceptibles d’émerger en nombre que des champs ayant reçu au moins 3 litres de précipitation/m². Carte réalisée par Damien Rosillon (CRA-W).

Les températures chaudes annoncées pour les deux prochaines semaines seront propices aux vols de l’insecte. La cécidomyie est un insecte aux mœurs crépusculaires c’est-à-dire qu’elle ne vole que le soir lorsque la luminosité diminue et que l’humidité augmente. Pour l’observer, il faut se rendre dans les champs après 20h et scruter les épis. Un traitement insecticide ne s’avère utile  que si les 5 conditions suivantes sont remplies :

1. Variété sensible à la cécidomyie orange ;

Les variétés sensibles à la cécidomyie orange sont : Anapolis, Annecy, Apostel, Avignon, Bennington, Bergamo, Campesino, Chevignon, Graham, Informer, Johnson, KWS Extase, KWS Salix, KWS Talent, LG Keramik, Limabel, Mentor, Porthus, Ragnar, RGT Reform, RGT Sacramento, Solange CS, Sorbet CS, SU Ecusson, SU Trasco, Winner, WPB Calgary, WPB Durand.

2. Stade sensible du froment compris entre l’éclatement de la gaine et le début de la floraison (BBCH 47-61) ;

3. Émergences de l’insecte coïncidant avec ce stade sensible ;

4. Conditions météorologiques favorables au vol et à la ponte : pas de vent, pas de pluie battante, températures douces ;

5. Dépassement du seuil d’intervention qui est d’une trentaine d’insectes par mètre carré.

Une liste des variétés résistantes est disponible sur le site : https://www.livre-blanc-cereales.be/wp-content/uploads/2021/10/8.-Synthese-froment.pdf

La cécidomyie est complexe, si vous désirez en savoir plus sur cet insecte, une brochure de 24 pages, éditée par le CRA-W en 2015 est disponible à l’adresse suivante : https://www.cra.wallonie.be/uploads/2018/02/TAP_647_-_Brochure_Chavalle_et_al__La_cécidomyie_orange_du_blé_et_autres_cécido_des_céréales.pdf

Toutes vos questions concernant la cécidomyie orange sont les bienvenues auprès de :

  • Guillaume Jacquemin (CRA-W) : g.jacquemin@cra.wallonie.be ou par téléphone au 0474/96.12.89
  • Alice Nysten (CePiCOP) : an.cepicop@centrespilotes.ne ou par téléphone au 0499/63 98 11

Les températures annoncées pour la quinzaine à venir seront supérieures de 5-6 °C aux normales saisonnières. Même Mamert, Pancrace et Servais semblent impuissants à ralentir l’arrivée de l’été.

Les épeautres sont, dans la majorité des cas, au stade deuxième nœud (BBCH 32). Dans les situations les plus avancées, on voit pointer la dernière feuille (voir photo) des variétés les plus précoces (Zollernspelz, Zollernfit et Franckentop). 

Si la sécheresse concerne toutes les régions, quelques pluies éparses, parfois en quantité importante, sont tombées sur certaines communes ou encore plus localement, sur certaines parcelles. Ces situations extrêmement diverses rendent difficile un conseil généralisé. Voici cependant quelques réflexions.

Les éventuelles 3ème fractions peuvent être appliquées dès à présent. La forme solide est à privilégier car même si la dissolution des granulés risque de prendre du temps, les brûlures qu’engendreraient l’utilisation d’engrais liquide seraient plus préjudiciables.

Figure 6 La dernière feuille est pointante sur les variétés les plus précoces. Ici Franckentop le 7 mai. Apparition de septoriose sur les F4. Photo G. Jacquemin

La situation de ce printemps n’est clairement pas propice à la verse. Cependant l’épeautre, plus que toute autre céréale, reste une culture à risque et un deuxième raccourcisseur peut encore être appliqué si ce n’est pas déjà fait. Passé le stade deuxième nœud (BBCH 32), il faut alors se tourner vers des produits contenant de la prohexadione (Medax Max®, Fabulis OD®, …) ou de l’étéphon. Ce dernier est généralement peu utilisé en Belgique. On lui reproche parfois d’induire des déformations d’épis.

Côté maladies, à la faveur des quelques pluies éparses, la septoriose a pu se développer. On l’observe désormais sur les variétés sensibles. Jusqu’à présent, la protection de l’épeautre se focalisait sur la rouille jaune mais la septoriose, et je le crains bientôt la rouille brune (déjà observée sur froment et qui affectionne les temps chauds), sont à prendre en considération. En épeautre, à la différence des froments, la protection de l’épi est moins recherchée du fait d’une moindre sensibilité aux fusarioses. L’objectif en épeautre est donc d’atteindre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) et de protéger l’ensemble des feuilles par un traitement complet. En fonction des traitements déjà appliqués contre la rouille jaune, et du stade de la culture, il convient de décider si l’on peut attendre la dernière feuille étalée ou si un traitement préalable est nécessaire pour retarder l’avancée des maladies. On peut prévoir le développement de la plante par rapport à des sommes de température. La sortie des deux dernières feuilles requiert pour chacune l’accumulation de 100°jour (en base 0°C). Classiquement, la température moyenne journalière en mai est de 13°C, il faut donc par exemple 100/13= 7,7 jours pour passer du début du stade BBCH 37 (apparition de la dernière feuille) à la fin du stade BBCH 39 (dernière feuille entièrement étalée). Durant les 15 prochains jours, la température moyenne annoncée est de 18°C, le développement des plantes va donc s’accélérer et il ne faudra que 100/18= 5,5 jours pour que soit déployée la dernière feuille. Il en sera de même pour les stades gonflement (BBCH 41-47) et épiaison (BBCH 51-59) qui requièrent également environ 100°jour chacun.

Les conditions climatiques favorables de la semaine passée ont favorisé le développement de l’ensemble des variétés. La semaine passée, les variétés suivies en Hesbaye oscillaient entre les stades deuxième nœud (BBCH 32) et dernière feuille pointante (BBCH 37).  Cette semaine, ces mêmes variétés ont au moins atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39), voire le stade éclatement de la gaine (BBCH 47) pour les plus précoces d’entre elles.   Les parcelles d’observations situées en Ardenne sont quant à elles maintenant au stade deuxième nœud (BBCH 32).

Au niveau des maladies, la rouille jaune et la rhynchosporiose restent prédominantes dans les parcelles semées avec des variétés sensibles. Pour le moment, et contrairement à ce que l’on peut observer dans les autres céréales d’hiver, la septoriose n’est pas encore apparue dans les parcelles de triticales.

Le tableau suivant présente les sensibilités à la rouille jaune et à la rhynchosporiose des variétés de triticale sur base des observations réalisées dans le réseau d’observation en 2022.

Variétés

Rouille jaune

Rhynchosporiose

Borodine

Tolérante

Sensible

Elicsir

Peu sensible

Peu sensible

Jokari

Tolérante

Tolérante

Bilboquet

Peu sensible

Peu sensible

Brehat

Sensible

Peu sensible

SW Cedrico

Sensible

Peu sensible

Lumaco

Tolérante

Sensible

Ramdam

Sensible

Sensible

RGT Rutenac

Peu Sensible

Peu sensible

En ce qui concerne la protection contre les maladies, les recommandations de la semaine dernière restent d’application, à savoir :

  • sur les parcelles qui sont au stade dernière feuille étalée (BBCH 39) et plus, le traitement principal peut être réalisé ;
  • sur les parcelles plus tardives qui sont au stade deuxième nœud (BBCH 32) et qui présentent une pression de rhynchosporiose et/ou de rouille jaune importante, un traitement fongicide à base de triazole peut être envisagé. En absence de maladies à ce stade, le traitement principal est à envisager à la dernière feuille étalée (BBCH 39) ;
  • sur les parcelles qui ont déjà eu un traitement aux alentours du stade du deuxième nœud (BBCH 32), un traitement relais doit être réalisé 2 semaines plus tard afin de protéger ainsi toutes les feuilles de la céréale.

A ce stade de la culture, une observation de chaque parcelle est nécessaire afin de déterminer le stade de la culture et d’évaluer la pression des maladies afin d’adapter au mieux le traitement fongicide. Pour plus de précisions, les recommandations en terme de protection fongicide de la rubrique froment « Pression des maladies en froment » sont également d’application pour le triticale.

En fertilisation, la dernière application de l’engrais azoté peut être réalisée. Vu les conditions de sécheresse actuelles, la forme solide est à privilégier afin de limiter les pertes par volatilisation et les brûlures sur le feuillage.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à contacter le CePiCOP

Mail : rb.cepicop@centrespilotes.be

Tél : 0499/63.99.00

Site : https://centrespilotes.be

Le Collège des Producteurs, ses représentants et ses services opérationnels ont le plaisir d’inviter tous les professionnels et producteurs à participer aux Assemblées sectorielles du printemps 2022 (calendrier ci-dessous).

Secteur

Date

Comment?

Thème

Programme

Viande Bovine

18 mai à 19h30

Château de Courrière Rue Batis de Corrère 6, 5336 Assesse

L’impact de la crise des matières premières et du conflit russo-ukrainien sur la filière de la viande bovine

Plus d'infos

Aviculture

19 mai à 19h30

Château de Courrière Rue Batis de Corrère 6, 5336 Assesse

La biosécurité en élevage, avec un focus particulier sur la lutte contre les rongeurs

Plus d'infos

Ovins-caprins

17 mai à 19h30

AWE, rue des Champs Elysées 4, 5590 Ciney

Soutien au développement de l’élevage caprin et ovin

Plus d'infos

Porc

19 mai à 13h30

CRA-W, Batiment Emile Marchal, Rue de Liroux 4, 5030 Gembloux

Matières premières de l’alimentation du porc - Prospectives mondiale, UE et wallonne dans le contexte de conflit Ukraine/Russie

Plus d'infos

Aquaculture

7 juin à 17h00

Salle la Gourmandise, Rue de Behogne 24, 5580 Rochefort

à venir

à venir

Que ce soit en présentiel, ou en visioconférence, par souci d'organisation, merci de vous inscrire dans notre formulaire ou de nous contacter par téléphone au 081/240430

Attention: pour le secteur avicole et cunicole le lien d'inscription est différent (cliquer ICI).

Sur le formulaire d’inscription, sélectionnez la.es date.s de réunion qui vous intéresse.nt et complétez les informations utiles. (de même sur le formulaire pour le secteur avicole/cunicole). Mesures sanitaires Covid d’application selon législation en vigueur. 

Vous recevrez les modalités par e-mail quelques jours avant l’assemblée,

 En cas de problème : info.socopro@collegedesproducteurs.be

Dans le cadre du 50ème congrès du Groupe Français de Recherche sur les Pesticides un débat ouvert au public est prévu le 19 mai 2022 à 15h à la Bourse de Namur, organisé par le CRA-W. Ce débat permettra de réunir différents acteurs (agriculteurs, chercheurs, industriels, citoyens) concernés par l’utilisation des pesticides.

Le débat commencera à 15h par deux présentations générales de 15 min chacune faites par :

  • Philippe Jacques de l’Université de Gembloux AgroBio Tech (Ulg)
  • Olivier Pigeon du Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W) 

Viendra ensuite le débat proprement dit. Les personnes qui ont accepté notre invitation à participer au débat sont :

  • Michel Treilhou de l’Université Champollion, Albi
  • Marianne Streel de la Fédération Wallonne Agricole (FWA)
  • Christine Collignon première échevine à Villers-le-Bouillet
  • Philippe Grogna de Biowallonie
  • Laurent Oger de CropLife Europe

Manifestation gratuite dans la limite des places disponibles.

Inscription ouverte à partir du 11 avril 2022 jusqu'au 16/05 à minuit (inscription obligatoire) via ce lien.


Réalisé grâce au concours et au soutien de nos partenaires
BWAQ CARAH CORDER CPL Végémar CRA-W CePiCOP OPA Ciney REQUASUD SPW ULg-GxABT Wallonie