Sécheresse exceptionnelle : à quelque chose, malheur est bon…

Limaces

Au cœur de cet été chaud et très sec, les limaces traversent une période critique : après les récoltes de colza et de céréales, elles n’ont plus de ressources alimentaires et doivent rester abritées dans les petits creux aménagés à faibles profondeur dans le sol. Dans de telles conditions, un passage rapide et superficiel à l’aide d’un outil à dents expose toute la population du champ, œufs, larves et adultes, au soleil et à la sécheresse. Cette pratique constitue sans aucun doute la plus efficace et la moins chère des techniques de destruction des limaces. Elle est particulièrement recommandée après des cultures à couvert dense comme le colza. Elle est aussi recommandée dans les terres destinées à être ensemencées en colza ou autres cultures très vulnérables aux limaces.

Adventices et repousses

Le déchaumage permet aussi de provoquer la germination des grains perdus à la récolte et des semences d’adventices. Ces plantules peuvent dès lors être détruites mécaniquement en interculture, et c’est autant de mauvaises herbes en moins dans la culture suivante.

Cécidomyies

Les pluies reçues vers le 4-5 juillet ont déclenché un début de migration de la cécidomyie orange vers le sol. Toutefois, il est probable que cette année de grande sécheresse soit très néfaste à cet insecte. En effet, divers observateurs ont signalé des larves mortes, soit dans les épis, soit au sol après le passage de la moissonneuse.

La cécidomyie équestre, quant à elle, devrait voir ses populations régresser très fortement. En effet, cet insecte est connu pour ne pas bien supporter la sécheresse.

Coordination  scientifique : Groupe « ravageurs », S. Chavalle, G. Jacquemin et M. De Proft

Coordonnateur CePiCOP et CADCO : X. Bertel (081/62.56.85), visitez notre site : www.cadcoasbl.be

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