Stade : La floraison va profiter de belles journées ensoleillées
Insectes : Méligèthes non dangereux à partir de la floraison ; les abeilles pollinisent le colza.
Maladies : Le traitement fongicide contre le sclérotinia protège la culture, en préventif
Escourgeon
Stades : La majorité des parcelles est au stade 2e nœud (BBCH 32), et certaines atteignent le stade dernière feuille pointante (BBCH 37)
Maladies : Les traitements de montaison ont été réalisés dans les parcelles à risque. Il convient désormais d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) afin de réaliser le traitement complet
Froment
Stades : En fonction de la date de semis, les parcelles se situent majoritairement entre le stade épi 1 cm (BBCH 30) et le stade premier nœud (BBCH 31)
Maladies : Quelques pustules de rouille sont observées et la septoriose est également présente. Il est recommandé de vérifier vos parcelles afin d'évaluer la situation. Un premier traitement fongicide pourrait être envisagé dans certains cas, mais uniquement lorsque le stade BBCH 32 (2e nœud) sera atteint.
Epeautre
Stade de développement : Les épeautres les plus avancés sont désormais au stade 1er nœud (BBCH 31). Ils atteignent le sommet de nos bottes. On est donc entré de plain-pied dans la phase de montaison. Evidemment, pour les semis plus tardifs, il faut ajuster cette affirmation et de nombreux semis sont encore au stade épi 1 cm (BBCH 30).
Fertilisation : Le stade classique du 2ème apport est atteint et dans le cas où le risque de verse semble contrôlé, rien ne s'oppose à cette application. Cependant, dans de nombreux cas, la densité de la végétation est telle qu'il est plus raisonnable de postposer l'apport d'azote.
Régulateur de croissance : les conditions météorologiques sont redevenues favorables à l'application des traitements raccourcisseurs. S'il est un trop tôt pour appliquer un deuxième traitement, c'est la bonne période pour tous ceux qui optent pour un traitement unique.
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Après le temps maussade, l'arrivée de belles journées estivales avec des températures proches de 20°C, va profiter à la floraison du colza d'hiver.
Ruches déposées en bordure d’un champ de colza d’hiver (Photo CC 06/04/26)
L'arrivée en floraison dépend de la précocité de la variété (variété précoce, variété tardive). On peut cependant observer cette année, au sein d'un même champ, des différences marquées de développement entre plantes d'une même variété. Si la floraison est hétérogène, il faut vérifier la présence éventuelle de larves dans la tige de colza. Si les larves présentent une tête noire avec 3 paires de pattes, il s'agit de larves d'altise. Mais il est possible qu'il s'agisse de larves d'autres insectes (à déterminer).
Présence de galeries et de larves d’altises dans la tige de colza d’hiver (Photo CC 06/04/26)
A la floraison, les méligèthes encore présents, ne sont plus nuisibles car ils trouvent du pollen sur les étamines des fleurs ouvertes. Les abeilles et autres pollinisateurs vont pouvoir butiner les fleurs et assurer la pollinisation du colza.
Abeille et méligèthes sur fleurs de colza d’hiver (Photo CC 06/04/26)
La protection fongicide contre la principale maladie du colza est indispensable contre le sclérotinia. Aucune variété de colza d'hiver n'est résistante ; aucun traitement curatif n'existe lorsque les symptômes sont visibles sur les feuilles.
L'utilisation d'un fongicide aura lieu idéalement avant la chute des premiers pétales, au début de la floraison lorsque la météo le permet. Même s'il n'y a pas d'insecticide à utiliser, le fongicide sera appliqué en dehors des heures de butinage des abeilles et autres pollinisateurs.
La liste des fongicides autorisés en Belgique en colza d'hiver se trouve sur le site du CePiCOP.
Christine Cartrysse, Centre Pilote CePiCOP
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Avec les températures annoncées, les escourgeons poursuivent rapidement leur développement : la majorité est au stade 2e nœud (BBCH 32) et certaines parcelles approchent déjà du stade dernière feuille pointante (BBCH 37).
Pour ceux qui ne l'auraient pas fait et qui ont des parcelles à risque (variété sensible, date de semis précoces, fertilisation importante, et pression en maladies qui dépassent un seuil…) les escourgeons sont donc encore au stade requis pour envisager un premier traitement (entre le stade 1er et 2e nœud, BBCH31-32)si la pression en maladies est importante. Comme le montrent les résultats du réseau wallon, un traitement fongicide en montaison (BBCH 31) n'est pas systématiquement rentable. Pour ceux qui ont réalisé un premier traitement, il convient désormais d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) afin de réaliser le traitement complet.
L'helminthosporiose est bien observée cette année mais uniquement sur certaines variétés et surtout sur les feuilles F-2 et F-3, correspondant aux futures F4-F5. La fréquence peut atteindre localement 80 % de feuilles touchées et la taille des lésions jusqu'à 7,5 % de surface foliaire atteinte.
La rhynchosporiose est encore discrète à ce stade, avec quelques symptômes signalés notamment à Lonzée.
La rouille naine est visible sur les dernières feuilles, principalement sur les F-2 et F-3 actuelles mais également sur des F-1 qui correspondent à la F3 définitive (voir Figure 1). Sa pression varie selon les sites et la sensibilité variétale. Elle semble globalement plus marquée dans certaines zones (notamment du côté de Waremme, Ath ou Acosse), où l'on peut observer jusqu'à 100 % des F-2 (F4 définitive) portant des pustules, sans pour autant que l'intensité des symptômes soit trop élevée (maximum 3% de surface touchée).
Figure 1 : Stades phénologiques des céréales. En vert, les feuilles visibles ; en gris, les feuilles à venir.
L'oïdium est encore fort observé actuellement. Elle est présente dans la majorité des parcelles, en particulier dans le bas de la végétation, où plus de 20 % de la surface foliaire peut être atteinte dans les cas les plus sérieux. Des symptômes sont également observés sur F-2 (fréquemment 5 à 95 % des feuilles atteintes) et plus ponctuellement sur F-1. Cette situation est liée aux conditions du mois de février et début mars, relativement sèches, ainsi qu'à la nutrition azotée, favorables à cette maladie. En cas de forte pression, comme encore observée dans certaines parcelles actuellement, des substances actives efficaces sur l'oïdium peuvent être envisagées, comme le cyflufénamid (par exemple dans des spécialités telles que ATACERT, COSINE, CYFLUMAX, CYFLUTOP, NISSODIUM, …), le soufre (FLOSUL, KUMULUS WG, MICROTHIOL SPECIAL LIQUID, VERTIPIN, …), la métrafénone(FLEXITY, …), le fenpropidine(AMISTAR PRIME, IDENCIA PRIME) ou des combinaisons avec de la spiroxamineet du prothioconazole(INPUT, …).
Rappels des maladies principales en escourgeon :
Une intervention fongicide (T1) peut encore être envisagée si certains seuils indicatifs sont dépassés. Dans ce cas, il est conseillé d'adapter l'investissement fongicide au niveau de risque (inutile d'investir trop si cela n'est pas nécessaire).
Privilégier des solutions intermédiaires au stade BBCH 31 (ex. triazoles comme le metconazole ou associations avec strobilurines) et spécifiques aux maladies présentes (voir ci-dessous pour les substances actives contre l'oïdium et l'ajout d'une strobilurine est utile en cas de présence de rouille naine).
réserver les solutions les plus performantes pour le traitement principal au stade dernière feuille étalée (BBCH 39) (ex. prothioconazole, méfentrifluconazole, folpet, etc.).
Si aucun seuil n'est dépassé, il est fortement recommandé d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pour envisager une protection complète de vos escourgeons.
Seuils d'intervention indicatifs pour les maladies de l'escourgeon selon les Bulletins de Santé du Végétal (*)
A partir du stade 1er nœud (BBCH 31), sur les 3 dernières feuilles :
Pour la rouille naine :
Variétés sensibles : plus de 10% des feuilles atteintes.
Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 50% des feuilles atteintes.
Pour le cortège maladies rhynchosporiose et helminthosporiose :
Variétés sensibles : plus de 10% des feuilles atteintes.
Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 25% des feuilles atteintes.
Pour l'oïdium :
Variétés sensibles : plus de 20% des feuilles atteintes.
Des exemples de schémas de protection fongicide se trouvent dans votre Livre Blanc de février 2026, dans la rubrique « Lutte intégrée contre les maladies - protection de l'escourgeon ». Veillez à alterner les modes d'actions et les molécules afin de préserver l'efficacité des matières actives et éviter l'apparition de résistance.
Les observations de ce vendredi 3 avril montrent que les parcelles se situent entre le stade épi 1 cm (BBCH 30) et 1er nœud (BBCH 31, 14 parcelles sur 26). La météo de cette semaine est particulièrement clémente.
La septoriose est bien présente dans certaines parcelles, avec des niveaux d'infection parfois élevés (jusqu'à 95 % de surface touchée sur F-2 au stade BBCH 31). Les symptômes sont principalement observés sur les feuilles basses (F5, et localement F4 à Pailhe et Hognoul). Dans ce contexte, il est important de visiter vos parcelles afin d'évaluer la pression de la maladie, en particulier si vous cultivez des variétés sensibles (Celebrity, Gleam, Hyacinth, LG Farrier, LG Skyscraper, Positiv, Prestance, Providence, RGT Perkussio, SU Addiction, SU Hyreal, SY Admiration, Winner, WPB Calgary, WPB Newton, …).
Rappels des principales maladies en froment :
Concernant les rouilles, quelques pustules de rouille jaune et de rouille brune ont été observées en Wallonie. La pression reste faible actuellement, mais les conditions climatiques pourraient favoriser leur développement dans les prochains jours. De plus, depuis 2025, de nouvelles races de rouille jaune sont présentes et peuvent contourner certaines résistances variétales. Elles sont susceptibles d'affecter des variétés habituellement peu concernées, comme Champion, Intensity, Chevignon ou KWS Extase. Des pustules ont d'ailleurs déjà été observées sur ces variétés.
Il est donc recommandé de vérifier attentivement vos parcelles pour détecter d'éventuelles pustules, en veillant à ne pas confondre les symptômes de rouille avec des dégâts physiologiques liés aux conditions climatiques (gel, grêle, fortes amplitudes thermiques ou applications de régulateurs).
Un traitement fongicide avant le stade 2e nœud (BBCH 32) n'est justifié que dans un seul cas : si vous observez des foyers actifs de rouille jaune à partir du stade 1er nœud. En dehors de cette situation, il est recommandé de ne pas intervenir à ce stade. La pression en septoriose est relativement élevée dans certaines parcelles observées et nous vous recommandons de visiter vos parcelles. Un premier traitement fongicide pourrait être nécessaire pour les variétés sensibles à la septoriose lorsque celles-ci auront atteint le stade clé du 2e nœud (BBCH 32).
Lorsque votre culture aura atteint le stade 2e nœud (BBCH 32) et si l'un des seuils indiqués ci-dessous est dépassé, une première application de fongicide (T1) pourra donc être envisagée. Si ce n'est pas le cas, il sera possible d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pour réaliser une protection complète des froments.
Seuil indicatif de risque septoriose selon les Bulletins de Santé du Végétal (*):
Au stade « 2ème nœud »:
Þ pour les variétés sensibles(**) (cote < 6.5): 20% des F-2 déployées du moment touchées,
Þ pour les variétés peu sensibles: 50% des F-2 déployées du moment touchées.
Si un traitement est envisagé contre la septoriose et/ou la rouille jaune, celui-ci permettra de juguler également l'infection en rouille brune (si celle-ci est présente).
Si un traitement est envisagé au stade 2e nœud, celui-ci devra être raisonné en fonction des seuils et privilégier des solutions à base de triazoles, éventuellement associées à un produit multi-sites. Il est important de respecter les règles de gestion des résistances : alterner les matières actives et limiter à une seule application par saison les strobilurines, SDHI et QiI.
Dans les prochaines semaines, les avis du CePiCOP continueront à vous guider quant à l'évolution de l'infection des maladies et aux interventions potentielles à envisager. N'hésitez pas à consulter les outils FONGIBLE et SPRAYVISION mis à votre disposition sur la plateforme Agromet afin de vous guider dans les décisions à prendre sur vos parcelles de froment ( https://agromet.be/fr/oad/froment/fongible/v1/ ).
Groupe « maladies » A. Nysten
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Sol et climat :
Après beaucoup d'hésitations, la météo semble se stabiliser et nous promettre une belle période printanière. Les planteurs de betterave ne s'en plaindront pas et nous non plus. La luminosité, le temps sec et le vent d'est vont réduire les risques de verse et freiner le développement des maladies.
Les stades poursuivent leur développement. La majorité des semis d'octobre sont désormais au stade 1er nœud (BBCH 31). Les semis plus tardifs suivent. Le développement des premiers épeautres semés reste inquiétant de par leur densité et le nombre de talles.
Photos illustrant le développement des épeautres et le risque de verse.
Fertilisation :
Le stade classique du 2ème apport est atteint et dans le cas où le risque de verse semble contrôlé, rien ne s'oppose à cette application. Cependant, dans de nombreux cas, la densité de la végétation est telle qu'il est plus raisonnable de postposer l'apport d'azote afin de provoquer une faim d'azote qui permettra à la plante de se débarrasser plus rapidement des talles surnuméraires.
Photos illustrant le nombre excessif de talles (photo de gauche, variété Sérénité) et le début de la phase de régression des talles pour les variétés les plus précoces (flèche orange sur photo de droite, variété Courtoise).
Régulateur de croissance :
Pour les cas les plus critiques, un premier raccourcisseur a généralement été appliqué la semaine dernière. Pour le second, il est plus intéressant de patienter afin que le second traitement puisse agir également sur les derniers entrenœuds de la tige qui sont particulièrement longs chez les épeautres. Dans les cas où la densité n'est pas excessive, l'application d'un traitement raccourcisseur unique est conseillée. Rares sont, cette année, les situations sans risque mais elles existent pour les semis tardifs et pour les semis à faible densité (< 120 Kg/ha). De ce cas, plus que dans d'autres, l'utilisation de variétés moins sensibles conforte cette assurance. Cependant, comme ces dernières années, la verse n'a plus été observée de manière dommageable dans les essais, les informations sur les nouvelles variétés sont lacunaires ou à prendre avec des pincettes. Un tableau récapitulatif est cependant présenté ci-dessous.
Tableau récapitulatif des principales caractéristiques agronomiques des variétés d'épeautres commercialisées en Belgique. Données issues d'une synthèse de 2022-2025 de la base de données de la Sélection céréalière (CRA-W).
Je vous souhaite une agréable semaine,
Guillaume Jacquemin
Nous avons le plaisir de vous annoncer que le Livre Blanc de février 2026 est désormais accessible en ligne sur le site du Livre Blanc.
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Sur place : directement dans les bureaux du CePiCOP, à la Ferme expérimentale de Gembloux Agro-Bio Tech (bâtiment 20) ; Avenue Maréchal Juin 27 - 5030 Gembloux. Pour nous localiser facilement, il vous suffit d'effectuer une recherche sur Google Maps en indiquant « CePiCOP »
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