Reconnaitre les maladies foliaires de l’escourgeon
  • Des symptômes de mosaïque sur feuilles, c’est à dire une décoloration des limbes sous forme de tirets chlorotiques (Photo1), peuvent être provoqués par le virus de la mosaïque jaune de l’orge (BaYMV) transmis par Polymyxa graminis, un microorganisme du sol. Les plantes atteintes par ce virus, souvent distribuées en plages vert clair à jaune, peuvent être visibles dans les champs atteints au début du printemps. Ces symptômes tendront à disparaitre vers la fin avril avec les températures plus douces. Comme il s’agit d’une maladie virale spécifique à l’escourgeon et transmise par le sol, il convient de repérer les parcelles infestées en mars ou début avril afin d’emblaver ces dernières avec des variétés résistantes au BaYMV lors de la prochaine culture d’escourgeon.

 

  • La rhynchosporiose, due au champignon Rhynchosporium secalis, est caractérisée par des taches sur les limbes, de forme irrégulière, avec un centre plus clair et un contour brun à violacé bien délimité (photo.2). La maladie débute souvent, après un hiver froid et humide, à l’aisselle des feuilles (photo.3) et se propage par éclaboussures de pluie ainsi que par dissémination aérienne des spores. Il est donc important d’écarter le feuillage pour vérifier sa présence et l’abondance à la base des plantes.

 

  • L’helminthosporiose de l’orge, due à Dechslera teres, se caractérise par de longues stries brunes (photo.4) habituellement entourées d’un halo jaune ou clair et parallèles aux nervures des feuilles (photo.5). Les taches sont visibles de façon symétrique sur les deux faces des feuilles. La maladie est souvent répartie de façon homogène dans la parcelle et l’infection monte du bas vers le haut des plantes. Les attaques sévères commencent réellement après le déploiement de la dernière feuille et jusqu’à la fin de la floraison lorsque le climat est favorable.

 

 

  • La rouille naine de l’orge, causée par Puccinia hordei, est caractérisée par la présence de pustules orangées isolées et entourées d'un contour chlorotique à la face supérieure du feuillage (photo.6). Ces pustules contiennent des spores qui se dispersent par le vent. Cette maladie ne forme pas de foyer au niveau de la parcelle et se répartie partout dans le champ infecté. La maladie ne devient vraiment dangereuse qu’après le déploiement de la dernière feuille.

 

  • La ramulariose, Ramulario collo-cygni, provoque des petites lésions rectangulaires de couleur brun foncé, souvent entourées d'un halo jaune (photos 7 et 8). Cette maladie n’apparaît que tard dans la saison et elle peut être souvent confondue avec des symptômes de troubles physiologiques (stress lumineux, taches léopard ou des brulures polliniques) ou encore avec des traces d’oïdium. Ce sont les structures en forme de « col de cygne » retrouvées sur la face inférieure des feuilles qui permettent de confirmer le diagnostic.

 

Coordination scientifique : Groupe « maladies » A. Legrève, A.Nysten

 

 

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