CADCO - Actualité - céréales du 23 avril 2019 (C10)

Envoyé le 22/04/2019

Escourgeon :

Lorsque que les escourgeons auront atteint le stade « dernière feuille étalée », la dernière fraction d’azote pourra être appliquée en solide. Pour un schéma en 3 fractions, la recommandation du livre blanc est d’appliquer 75N pour les variétés hybrides et 60N pour les variétés lignées. Ces recommandations doivent être adaptées en fonction des conditions propres à chaque parcelle et à l’état de la culture (cfr. « Calcul de la fumure azotée » dans le livre blanc 2019).

Un régulateur de croissance pourra lui aussi être appliqué à ce stade (BBCH39).

Orge brassicole :

Les orges brassicoles semées au mois de février à Gembloux ont atteint le stade « plein tallage ». Les orges semées fin mars à Liernu se trouvent eux au stade « début tallage ».

Avoine :

Les avoines semées le 27 février à Gembloux ont atteint le stade « début tallage », la première fraction azotée peut être appliquée. La recommandation du livre blanc est d’appliquer 40N au tallage.

Coordination  scientifique : Groupe « phytotechnie », R. Meurs

Le prochain avis est prévu pour le 30 avril.

Fumure et régulateur :

Avec les températures que nous avons connues la semaine passée, les froments ont continués à se développer.

Pour les semis d’octobre, les froments sont à un stade 31 (parfois bien avancé en fonction des variétés et des régions).

Les semis tardifs sont plutôt au redressement. Pour ces semis, il y a donc lieu de penser à réaliser la fertilisation pour le redressement ainsi que l’application d’un régulateur.

Coordination  scientifique : Groupe « phytotechnie », B. Bodson, R. Blanchard

Le prochain avis est prévu pour le 30 avril.

  LES REGULATEURS DE CROISSANCE  
01 avril 2019 Avoines et Froment de printemps RegAFrop.pdf
01 avril 2019 Epeautre, Froment d'hiver, Triticale RegFhET.pdf
01 avril 2019 Orges et Seigles RegOS.pdf

Résumé

A la veille de ce weekend de Pâques, la majorité des parcelles avaient atteint le stade « dernière feuille visible » (BBCH37), mais aucune n’avait encore atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH39). La pression en maladies est faible et toujours localisée dans le bas de la végétation sur l’ensemble des parcelles du réseau, on peut dès lors attendre le stade « dernière feuille étalée » (BBCH39) pour réaliser un traitement fongicide contre les maladies du feuillage.

Avancement des cultures

Pression en maladies

Lhelminthosporiose est peu préoccupante : observée à Pailhe sur variété sensible et sur seulement 5% des F-3 du moment. La sévérité de l’infection est faible dans tous les cas.

La rhynchosporiose n’est que rarement observée: présente dans 4 des 7 parcelles, les symptômes sont faibles et uniquement visibles dans le bas des plantes. On l’observe sur 5 à 25% des F-3 à Pailhe. A Lonzée, on observe quelques taches sur 10% des F-3 des variétés sensibles.

L’oïdium est observé dans 2 des 7 parcelles du réseau. Elle est présente sur 10% des F-3 à Pailhe et 5% des F-3 à Lonzée.

La rouille naine est peu préoccupante également : visible dans presque toutes les parcelles du réseau, elle n’atteint jamais les étages foliaires supérieurs. Dans la région de Liège, cette maladie a été observée sur 5 à 10% des F-2 et 10 à 55% des F-3 selon les variétés. Cette maladie a été aussi observée dans les parcelles à Lonzée : de 4 à 70% des F-3 selon la sensibilité de la variété à cette maladie.

Recommandations

De nouveau cette semaine, la pression phytosanitaire peut dans l’ensemble être considérée comme faible et aucune des parcelles observées du réseau n’a encore atteint le stade « dernière feuille étalée » (BBCH39). Il est judicieux d’attendre le stade dernière feuille étalée pour effectuer la protection fongicide de la culture.

Pour les parcelles qui auraient été traitées en début de montaison (cas décrit dans le C07) il est souhaitable de respecter un délai de trois semaines avant l’application du deuxième traitement.

Coordination scientifique : Groupe « maladies » A. Legrève, A.Nysten

Le prochain avis est prévu pour le 30 avril.

Résumé

Le temps sec et chaud de la semaine écoulée a favorisé le développement des plantes plus que celui des maladies. Les parcelles étaient, le vendredi 19 avril, principalement au stade « épi 1cm » (BBCH30) ou au stade « 1ier nœud » (BBCH31). La rouille jaune est signalée à quelques endroits sur des variétés très sensibles (REFLECTION, NEMO). L’observation des parcelles est très importante à l’arrivée du stade 32 de la culture afin de relever la pression en maladies à ce stade et adapter la protection en fonction de la pression notamment en septoriose ou en rouille jaune. Des pluies sont notamment annoncées fin de la semaine.

Avancement des cultures

Pression en maladies

La septoriose est observée sur l’ensemble des parcelles du réseau dans le bas de la végétation et principalement sur les variétés sensibles. Les conditions climatiques sèches n’ont pas favorisé de nouvelles infections sur les étages supérieurs actuels. D’après le modèle de prévision épidémiologique PROCULTURE, des pluies prévues cette semaine pourraient permettre de nouvelles infections sur les feuilles supérieures mais il est encore trop tôt pour juger de la nécessité d’un traitement à ce stade. En effet, c’est le stade « 2ième nœud » (BBCH32) qui est le stade clef pour évaluer de l’intérêt d’un traitement contre cette maladie en froment, et la surveillance des parcelles à ce stade est donc fortement conseillée. Toutefois, la combinaison d’une variété tolérante et les observations au champ peuvent permettre de s’affranchir d’un premier traitement au stade 32 et de ne réaliser que le traitement primordial au stade « dernière feuille » (BBCH39).

L’oïdium est présent dans plusieurs parcelles. A Mortroux, des symptômes sont visibles sur les F-2 du moment à des fréquences faibles (moins de 15% des plantes). Dans le Namurois (Gesves et Mettet), des symptômes sont visibles sur les F-2 du moment à des fréquences faibles (moins de 5 à 15% des plantes).

La rouille jaune n’a été observée que dans 2 des 16 parcelles du réseau: à Mortroux et Fexhe sur une variété sensible (REFLECTION). Toutefois, des foyers actifs ont été signalés dans la région de Tournai et d’Ath sur la variété NEMO la semaine dernière.

La rouille brune n’a pas encore été observée dans les parcelles du réseau.

 

Recommandations

L’observation des parcelles est primordiale à l’approche du stade BCCH32. Les parcelles sont principalement au stade épi 1 cm ou 1er nœud, certaines (semis d’octobre) sont proche du 2ième nœud (BBCH32).  Au stade 31, un traitement peut parfois être envisagé contre la rouille jaune uniquement dans les parcelles emblavées avec une variété très sensible à cette maladie et qui présentent des foyers actifs de rouille jaune. La septoriose est bien présente dans les parcelles mais ne dépassent pas la F-2 du moment.

Les variétés suivantes sont à surveiller vis-à-vis de la rouille jaune :

BENCHMARK, NEMO, REFLECTION, RGT REFORM, SAHARA, KWS DORSET et RGT TEXACO.

 

Coordination scientifique : Groupe « maladies » A. Legrève, A.Nysten

Le prochain avis est prévu pour le 30 avril.

Mesures effectives visant à réduire l’impact des pesticides

  • Interdiction de débuter une pulvérisation lorsque la vitesse du vent est supérieure à 20 km/heure.
  • Interdiction de pulvériser à moins de 50 mètres des bords de toute parcelle qui jouxte un site d’établissement (cours de récréation, écoles, internats, crèches et infrastructures d'accueil de l'enfance) durant les heures de fréquentation de celui-ci.

!!! Adaptation de la liste des jets anti-dérives

  • Obligation d’utiliser un matériel d’application qui réduit la dérive de minimum 50%. Vu la réduction du pourcentage d’anti dérive de certains jet dans la liste précédemment établie, une période transitoire de 3 ans a été mise en place pour ceux qui auraient achetés des jets qui ne « correspondent pas aux nouvelles normes » (surligné en jaune fluo dans le fichier suivant page 17 et suivantes)

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Les produits phyto ne comportant pas les mêmes restrictions d’utilisation en matière de zone tampon et de réduction de la dérive, le CADCO en collaboration avec Protect’eau, a, pour votre facilité, repris les différentes zones tampon (en m) ainsi que le pourcentage minimum de réduction de dérive (en %) dans les tableaux des produits au lien suivant : ici


Réalisé grâce au concours et au soutien : du SPW-Direction de la Recherche et du Développement, du BWAQ asbl, du CARAH asbl, du CRA-W, du CORDER asbl, de la Province de Liège – Agriculture, de ULg-GxABT, de l'OPA qualité Ciney asbl, de Réquasud asbl.