Réseau « maladie en froment »

Résumé

Selon les dates de semis et les localités, les parcelles se situent majoritairement au stade premier nœud (BBCH31) ou deuxième nœud (BBCH32). L’observation des parcelles à ce stade est indispensable pour adapter la bonne stratégie.

Avancement des cultures

Pression en maladies

La septoriose est signalée dans toutes les parcelles du réseau à des fréquences minimes voire nulles dans les emblavements réalisés avec des variétés tolérantes (CHEVIGNON, KWS DORSET, …). Sur variétés sensibles, elle est présente sur 30% des F-2 à Pailhe, sur 50% à Fexhe et 55% à Mortroux mais seulement sur 10% des F-2 à Lonzée et autour de 20% des F-2 dans le Hainaut. La pression sur variétés sensibles varie donc fort d’une localité à l’autre. D’après le modèle épidémiologique PROCULTURE, les infections présentes actuellement sur la F-3 ne pourraient contaminer les étages supérieurs qu’aux environs du 10 mai et celles présentent sur les F-2 ne seraient pas infectieuses avant trois semaines.

L’oïdium est présent dans 13 parcelles du réseau. A Liège, il est principalement signalé sur les F-3 et dans certains rares cas, il est visible sur 10% des F-2. Dans le Hainaut, il atteint maximum 2% des F-2 du moment. A Lonzée, on l’observe sur 5% des F-2.

La rouille jaune est observée dans 7 parcelles dans notre réseau. A Pailhe, Mortroux et Fexhe, des foyers sont observés dans les champs et des pustules sont visibles notamment sur les F-2 de variétés sensibles. A Ath et Ellignies, des pustules sont également visibles sur F-2 de variétés sensibles (NEMO et RAGNAR). Des foyers ont également été mentionnés dans le Namurois, à Meux sur RELFECTION et vers Namur sur COSMOS (variété d’épeautre).

La rouille brune n’est pas encore signalée dans les parcelles du réseau d’observation.

 

Recommandations :

  • Pour les quelques parcelles encore au stade 31, seule la présence de foyers actifs de rouille jaune sur une variété sensible peut amener à envisager un traitement.
  • Pour les parcelles au stade 32, un traitement est envisageable si une présence significative (plus de 10% des plantes) de symptômes de rouille jaune est observée sur une variété peu tolérante. Un traitement au stade 32 peut aussi être envisagé sur une variété très peu tolérante à la septoriose si plus de 20% des F-2 présentent des symptômes de cette maladie (très rares cas). Dans les parcelles où la rouille jaune est absente ou ne nécessite pas d’intervenir, et où la pression des autres maladies est faible, le traitement peut être postposé au stade dernière feuille étalée (BBCH39).

Faire l’impasse sur le traitement au stade 32 permet d’éviter deux inconvénients : premièrement, cela évite de devoir effectuer un second traitement 3-4 semaines après le premier et d’autre part, comme les blés sont en général au stade épiaison 3-4 semaines après le stade 32, la dernière feuille n’est donc pas protégée dès sa sortie. Faire l’impasse donne ainsi la possibilité de ne traiter qu’une fois sur la saison si les conditions le permettent et la dernière feuille est protégée dès sa sortie. Au besoin, un traitement relais au stade floraison permet de contrôler les maladies plus tardives.

Les variétés suivantes sont à surveiller vis-à-vis de la rouille jaune :

BENCHMARK, NEMO, REFLECTION, RGT REFORM, SAHARA, KWS DORSET et RGT TEXACO.

Coordination scientifique : Groupe « maladies » A. Legrève, A.Nysten

Le prochain avis est prévu pour le 07 mai.

Retour