Cécidomyie orange, pucerons et criocères

Des vols et des pontes de cécidomyies orange ont encore été observés ces trois dernières soirées avec des intensités très différentes selon les champs. Dans de nombreux champs, on ne voit pas, ou quasi pas de cécidomyie orange. Toutefois, à proximité de champs sources, les vols peuvent atteindre, voire dépasser les 30 individus par m². Un champ source est un champ dans lequel du froment sensible, cultivé en 2018, a permis à l’insecte de se multiplier et de produire une réserve dans le sol.

Il est possible que de nouvelles émergences se produisent encore au cours des prochains jours, en pleine épiaison (= stade vulnérable) des champs les moins avancés. Le risque est assez faible et, sauf exception, ne justifiera pas de traitement insecticide spécifique. Toutefois, on peut profiter de l’effet secondaire des fongicides eux-mêmes sur la cécidomyie orange. En effet, des essais menés au CRA-W ont montré que l’application de divers fongicides tuait les cécidomyies orange. C’était particulièrement le cas du fluxapyroxad, de l’azoxystrobine et du tébuconazole. Là où cette opportunité se présente, le traitement fongicide a tout intérêt à être appliqué en soirée, lorsque les femelles volent haut dans la végétation et sont exposées au traitement.

Concernant les pucerons, les populations sont faibles et les ennemis naturels, déjà bien présents devraient rapidement éteindre les populations. Quant aux criocères (= lémas), les niveaux sont négligeables. Plus présents dans les cultures de printemps, les criocères même si les symptômes sont forts visibles, ne justifient pas une intervention.

Les observations continuent la semaine prochaine.

Coordination  scientifique : Groupe « ravageurs », M. De Proft

 

Le prochain avis est prévu pour le 11 juin.

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