Stade : Floraison et début de formation des siliques.
Insectes ravageurs : Arrivée précoce des charançons des siliques. Méligèthes moins nombreux.
Maladies : Le traitement fongicide à la floraison permet de protéger le colza contre le sclérotinia (uniquement en préventif). Aucune variété de colza d'hiver n'est résistante à cette maladie.
Escourgeon
Stades : Les stades sont majoritairement à la dernière feuille pointante (BBCH 37) et quelques parcelles atteignent déjà le stade dernière feuille étalée (BBCH 39).
Maladies : Il convient désormais d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) afin de réaliser le traitement complet.
Froment
Stades : En fonction de la date de semis, les parcelles se situent majoritairement entre le 1er nœud (BBCH 31) et le stade 2e nœud (BBCH 32).
Maladies : La septoriose est présente, mais les conditions météorologiques prévues pour les quinze prochains jours devraient être moins favorables à son développement. Un premier traitement fongicide peut néanmoins être envisagé dans certaines parcelles au stade BBCH 32, si les seuils sont dépassés ou en présence de rouilles. Pour toutes les autres parcelles, dont les seuils d'intervention ne sont pas dépassés, il est possible d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39).
Blé dur
Stade : les parcelles semées au mois d'octobre se situent majoritairement au stade premier nœud (BBCH 31). Les variétés précoces sont au stade deuxième nœud (BBCH 32).
Régulateur : à réaliser.
Fertilisation azotée : attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39).
Fongicide : aucun traitement n'est préconisé pour le moment, il faut toutefois rester vigilant par rapport à l'évolution des différentes maladies.
EPEAUTRE
Stade de développement : La majorité des épeautres semés en octobre sont désormais au stade 1er nœud (BBCH 31), les plus précoces sont même en passe d'atteindre le stade deux nœuds (BBCH 32). Pour les semis de novembre, c'est encore la phase de redressement (BBCH29-30) qui prédomine.
Fertilisation : Les cultures demeurent bien vertes mais le moment est généralement venu d'apporter une deuxième fraction d'azote aux cultures qui n'en ont encore reçu qu'une. Dans les situations les plus critiques face au risque de verse, nous avons décidé de postposer encore d'une semaine cette application. Pour les semis tardifs, rien ne presse.
Régulateur de croissance : Alors que les conditions qui prévalaient lors du redressement des épeautres d'octobre, justifiaient l'application de deux traitements raccourcisseurs, les conditions bien plus favorables qui accompagnent actuellement la montaison des semis de novembre devraient permettre de réduire les régulateurs et de n'appliquer au maximum qu'un seul traitement.
Maladies et ravageurs : Les maladies sont étrangement absentes et la météo annoncée ne devrait pas changer la donne. Tout semble indiquer qu'aucun traitement fongicide ne sera nécessaire en épeautre avant le stade dernière feuille étalée (BBCH 39).
.
Au cours de la semaine écoulée, la culture de colza d'hiver en floraison a bénéficié de plusieurs très belles journées ensoleillées avec des températures dépassant 20°C en journée (nouveau record battu le 9 avril : 24°C) et des nuits encore fraîches.
Toutes les variétés sont arrivées à la floraison (BBCH61-65). Les premières siliques sont déjà présentes dans les variétés les plus précoces.
Formation des siliques, pendant la floraison du colza (Photo CC 11/04/26)
La situation varie d'un champ à l'autre concernant l'homogénéité de la floraison ou son hétérogénéité. La taille de la culture peut traduire la qualité du développement. La présence de larves dans les tiges perturbe la floraison. Le colza est une plante qui peut encore compenser dans les prochaines semaines.
Dans le cadre du réseau d'observations, les charançons de la tige sont actuellement absents. Les méligèthes sont nettement moins nombreux dans les pièges ainsi que sur les plantes (de 3 à 68 méligèthes pour 40 plantes).
L'arrivée précoce de charançons des siliques (couleur grise et 2,5-3 mm) a été repérée dans 8 bassins (de 1 à 8 adultes) et sur les plantes ce lundi, à raison de 2 à 14 sur 40 plantes de colza, dans 14 champs. Le seuil d'intervention est de 1 charançon des siliques pour 2 plantes. Un seul champ a atteint ce seuil. Cet insecte est plus facile à observer sur la partie supérieure des plantes en fleurs, pendant les périodes ensoleillées et chaudes de la journée. Le charançon des siliques n'est pas dangereux mais il ouvre des portes, au niveau des jeunes siliques, aux petites cécidomyies des siliques qui en profiteront pour y pondre leurs œufs.
Présence d’un charançon des siliques au sommet de la hampe florale (Photo CC 13/04/26)
La surveillance du charançon des siliques continue pendant la floraison du colza d'hiver, surtout en présence de jeunes siliques en formation (les plus sensibles aux piqûres se situent entre 2 et 4 cm).
Pour rappel, en ce qui concerne les maladies du colza, la protection fongicide à la floraison vise le sclérotinia, toujours en préventif, car aucune action curative n'existe lorsque l'infection a eu lieu. Cette attaque est favorisée par la pluie, la rosée ou le brouillard et nécessite des pétales contaminés par les spores de ce champignon. Aucune variété actuelle de colza d'hiver n'est résistante au sclérotinia.
Christine Cartrysse, Centre Pilote CePiCOP
.
Les escourgeons ont poursuivi rapidement leur développement : la majorité est au stade dernière feuille pointante (BBCH 37). Quelques parcelles atteignent même parfois le stade de la dernière feuille étalée (BBCH 39).
Il convient désormais d'attendre ce stade de la dernière feuille étalée (BBCH 39) afin de réaliser le traitement complet.
L'helminthosporiose est observée cette année mais uniquement sur certaines variétés. Les symptômes sont observés sur les feuilles F-2 et F-3, correspondant aux futures F3-F4. La fréquence sur ces feuilles n'atteint que 10% de feuilles touchées et la surface foliaire atteinte est faible sur ces feuilles.
La rouille naine est visible partout sur les dernières feuilles, principalement sur les F3 et F4 définitives mais quelques pustules sont visibles sur les F2 et il conviendra d'adapter son programme en fonction de cette maladie. Sa pression varie selon les sites et la sensibilité variétale. Elle semble globalement plus marquée dans certaines zones (notamment du côté de Waremme, Ath ou Acosse), où l'on peut observer jusqu'à 100 % des F4 définitive portant des pustules, sans pour autant que l'intensité des symptômes soit trop élevée (maximum 3% de surface touchée).
L'oïdium a été fort présent dans la majorité des parcelles cette année, en particulier dans le bas de la végétation, où plus de 20 % de la surface foliaire pouvait parfois être atteinte dans les cas les plus sérieux. Dans les parcelles non traitées, les symptômes sont toujours observés sur F3 (jusqu'à 40 % des feuilles atteintes).
La rhynchosporiose est restée discrète cette année.
Le traitement « dernière feuille étalée » (BBCH 39) peut être envisagé en vérifiant bien que toutes vos feuilles sont bien déployées. Il est encore tôt et il faut attendre d'atteindre le stade adéquat. Il est préférable d'être un peu en retard et de protéger correctement toutes les feuilles plutôt que d'intervenir trop tôt. Si vous combinez ce passage avec un régulateur, veillez toutefois à l'appliquer avant que vos épis ne sortent (stade maximum BBCH49, TERPAL).
Ce traitement consiste en l'application de plusieurs molécules issues de familles chimiques différentes (mélange de produits commerciaux ou de molécules co-formulées dans un unique produit) :
Un triazole (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole ou metconazole), pour contenir la rouille naine (et la rhynchosporiose).
Un SDHI (bixafen, fluopyram, fluxapyroxad ou benzovindiflupyr), recommandé pour sa rémanence d'action, renforçant la protection sur la durée.
Une strobilurine (pyraclostrobine, azoxystrobine, fluoxastrobine ou trifloxystrobine), utile en complément pour renforcer la lutte contre la rouille naine et l'helminthosporiose.
Si vous avez implanté une variété tolérante et que votre parcelle ne présente pas de symptômes, ajustez votre protection (en n'utilisant que deux molécules par exemple) tout en gardant en tête que la rouille naine pourra se développer dans les prochaines semaines.
Nos essais ont également montré l'intérêt d'intégrer des substances à mode d'action multisites, telles que le soufre ou le folpet, notamment dans la gestion de la ramulariose.
Enfin, en cas de forte pression d'oïdium encore visible sur votre parcelle, privilégiez l'usage de molécules spécifiques telles que le cyflufénamide, métrafenone, fenpropidine, spiroxamine ou soufre, reconnues pour leur efficacité ciblée sur ce pathogène (voir l'avis du 7/04/26).
Les observations de ce lundi 13 avril montrent que les parcelles se situent entre le 1er nœud (BBCH 31, 9 parcelles sur 26) et le stade 2e nœud (BBCH 32).
La septoriose est bien présente dans toutes les parcelles, avec des niveaux d'infection parfois élevés (100% de feuilles touchées et jusqu'à 15% de surface touchée sur F-2 au stade BBCH 32). Dans ce contexte, il est important de visiter vos parcelles afin d'évaluer la pression de la maladie, en particulier si vous cultivez des variétés sensibles (Celebrity, Gleam, Hyacinth, LG Farrier, LG Skyscraper, Positiv, Prestance, Providence, RGT Perkussio, SU Addiction, SU Hyreal, SY Admiration, Winner, WPB Calgary, WPB Newton, …). Les prévisions annoncent peu de précipitations pour les quinze prochains jours, ce qui devrait limiter la progression de la septoriose vers les étages foliaires supérieurs.
Rappels des principales maladies en froment :
La rouille jaune est visible dans certaines variétés uniquement. On l'observe sur Champion mais également sur Celebrity, SU Horizon, Debian, SY Revolution, … Depuis 2025, de nouvelles races de rouille jaune sont présentes et peuvent contourner certaines résistances variétales. Il est donc recommandé de vérifier attentivement vos parcelles pour détecter d'éventuels foyers actifs, en veillant à ne pas confondre les symptômes de rouille avec des dégâts physiologiques liés aux conditions climatiques (gel, grêle, fortes amplitudes thermiques ou applications de régulateurs).
La rouille brune est déjà visible dans la moitié des parcelles du réseau. Les pustules ne sont observées que sur quelques feuilles actuellement (maximum 25% des F-2 ou 30% des F-3) mais cette maladie devra être surveillée attentivement dans les semaines à venir.
Recommandations :
Lorsque votre culture aura atteint le stade 2e nœud (BBCH 32) et si l'un des seuils indiqués ci-dessous est dépassé, une première application de fongicide (T1) pourra donc être envisagée. C'est le cas pour la moitié des parcelles de notre réseau de surveillance. Dans le cas contraire, il est possible d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pour réaliser une protection complète.
Seuil indicatif de risque septoriose selon les Bulletins de Santé du Végétal (*):
Au stade « 2ème nœud »:
Þ pour les variétés sensibles(**) (cote < 6.5): 20% des F-2 déployées du moment touchées,
Þ pour les variétés peu sensibles: 50% des F-2 déployées du moment touchées.
Si un traitement est envisagé contre la septoriose et/ou la rouille jaune, celui-ci permettra de juguler également l'infection en rouille brune (si celle-ci est présente).
Ce traitement T1 devra reposer sur une solution à base de triazole (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole ou metconazole) et ou d'un QiI (fenpicoxamid). Si par la suite, vous souhaitez protéger vos épis contre la fusariose, il est conseillé de garder les produits à base de prothioconazole pour plus tard et de se diriger vers d'autres produits, ne contenant pas cette substance active. L'ajout d'une strobilurine est recommandé en présence d'une forte pression en rouilles. Enfin, l'ajout d'un produit multi-sites, à base de folpet ou de soufre (liquide de préférence) est fortement recommandé. Veillez à garder les produits à base de SDHI pour une application à la dernière feuille ou à l'épiaison afin de profiter pleinement de leur forte efficacité et longue rémanence. Il est important de respecter les règles de gestion des résistances : alterner les matières actives et limiter à une seule application par saison les strobilurines, SDHI et QiI.
N'hésitez pas à consulter FONGIBLE mis à votre disposition sur la plateforme Agromet afin de vous guider dans les décisions à prendre sur vos parcelles de froment : https://agromet.be/fr/oad/froment/fongible/v1/
Pour certaines parcelles (variété+localité) actuellement, il mentionne un risque de septoriose et de rouille brune et l'outil conseille donc un traitement au stade 2e nœud (BBCH 32) suivit d'un second au stade épiaison (BBCH 55). Pour d'autres variétés et localités, aucun risque n'est prévu.
Groupe « maladies » A. Nysten
.
Le printemps relativement frais que nous connaissons freine le développement de la culture. Par conséquent la progression rapide des stades physiologiques observée en mars est désormais quelque peu ralentie. Néanmoins, les parcelles semées en octobre restent en avance par rapport aux années précédentes. À l'heure actuelle, la majorité des variétés se situent au stade premier nœud (BBCH 31), tandis que les variétés les plus précoces atteignent déjà le stade deuxième nœud (BBCH 32).
À gauche : maitre brin au stade 32 (variété Rocaillou) montrant les feuilles du moment pour un semis de la mi-octobre. À droite : correspondance entre les feuilles du moment, observables actuellement, et les feuilles définitives sur la variété Anvergur à Gembloux le 13 avril 2026.
Le stade deuxième nœud (BBCH 32) constitue un moment charnière dans l'itinéraire technique de la culture. En effet, il s'agit d'un stade clé en ce qui concerne la gestion de la verse et des maladies fongiques. Pour lutter contre la verse, plusieurs produits commerciaux peuvent être utilisés. La plupart de ces solutions permettent une protection en deux passages, ce qui se justifie pleinement étant donné que le blé dur est plus sensible à la verse que le froment d'hiver. Néanmoins, pour certains produits, un délai minimal de sept jours est requis entre les deux applications. Il est recommandé de consulter attentivement la notice afin de respecter scrupuleusement les conditions d'emploi. La liste des produits homologués en blé dur est disponible via le lien vers les pages jaunes du Livre Blanc Céréales - Blé dur.
Sur le plan sanitaire, les principales maladies observées en ce moment sont l'oïdium, la septoriose et la rouille jaune. La septoriose est fréquemment observée pour le moment, mais reste surtout localisée dans le bas de la végétation. Si la situation actuelle n'est pas problématique, elle nécessite toutefois une surveillance régulière. Un traitement peut se justifier si les conditions suivantes sont réunies : le blé dur a atteint le stade deuxième nœud (BBCH 32), la septoriose est visible sur les feuilles supérieures (notamment la F4 définitive ou F2 du moment) et/ou des foyers de rouille jaune apparaissent dans la parcelle.
Si un premier traitement est appliqué au stade BBCH 32, le traitement relais sera à réaliser à l'épiaison (BBCH 55). Pour garantir une protection efficace, l'intervalle entre ces deux interventions ne doit pas dépasser 4 semaines en fonction du produit appliqué en T1, il est donc déconseillé de traiter avant que la culture n'ait réellement atteint le stade 32.
Si la pression exercée par les maladies reste faible il est tout à fait envisageable d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) et d'opter pour une stratégie de protection avec un seul traitement fongicide. Les variétés recommandées lors des semis de septembre, Anvergur, Rocaillou et Wintersonne ont un profil qui devrait permettre d'opter pour cette stratégie en un seul passage siles conditions sanitaires le permettent.
Si vous souhaitez avoir plus de renseignements, vous pouvez contacter Rodrigo Meza du CRA-W à l'adresse suivante : wr.meza@cra.wallonie.be ou par téléphone au 0471/49.07.27
.
Pour une fois, voici un avis très court dans lequel tout tient dans le résumé et dans les deux photos qui suivent. Situation tranquille pour les semis tardifs, situation qui reste critique pour les semis précoces. Faut-il semer les épeautres après les froments ? On en fera le point en fin de saison avant les prochains semis.
Photos illustrant le développement des épeautres et le risque de verse d’une part à Gembloux et d’autre part à Gesves.
Je vous souhaite une agréable semaine,
Guillaume Jacquemin
D'ici 2027/2028, plus de 80% des phytolicences arriveront à échéance.
Pour garantir votre mise en conformité et éviter tout stress administratif, suivez vos formations continues dès aujourd'hui.
📞 Contactez l'ASBL Corder par e-mail à l'adresse phytolicence@corder.be ou au 010/47.37.54, du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 14h à 16h, pour tout renseignement.
Save the date – EGPC
Moins de Pesticides, Plus d'alternatives
Les États généraux de la protection des cultures réunissent les acteurs du secteur et engagent une réflexion collective par filière agricole pour construire ensemble des alternatives concrètes.
À venir prochainement : programme détaillé et ouverture des inscriptions
Informations pratiques:
22 mai 2026
13h00 - 18h00
Espace Senghor, Gembloux, Avenue de la Faculté d'Agronomie, 11 à Gembloux 5030