CePiCOP - 21.04.2026 - Colza: formation de jeunes siliques - Escourgeon: 1ères barbes présentes - Froment suivi des maladies

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Colza d'hiver

 Stade : Pleine floraison et formation des siliques.

Insectes ravageurs : Peu de méligèthes (non nuisibles à la floraison) et présence variable du charançon des siliques.

Insectes pollinisateurs : Bonne activité durant les journées très ensoleillées.

Escourgeon

Stade :  La majorité des parcelles a atteint le stade dernière feuille étalée (BBCH 39). On voit également les premières barbes (BBCH 49) apparaitre dans les champs les plus avancés.

Maladies :  Si ce n'est pas encore fait, un traitement peut être appliqué dès que vos escourgeons ont atteint le stade BBCH 39, afin d'assurer leur protection jusqu'à la fin de la saison.

Fumure : Si vous réalisez un schéma en 3 fractions, la dernière application peut être appliquée maintenant. Il est conseillé de mettre entre 50 et 60 unités d'azote à la dernière feuille (BBCH 39). Attention pour les orges brassicoles d'hiver, cette dernière fraction doit être revue à la baisse afin de respecter le seuil de teneur en protéines.

Froment

Stades : Les parcelles se situent majoritairement au stade du deuxième nœud (BBCH 32). Quelques parcelles sont déjà au stade dernière feuille pointante (BBCH 37).

Maladies : La septoriose ainsi que les rouilles (jaune et brune) sont actuellement observées dans certaines parcelles. Il est recommandé de surveiller vos parcelles et d'intervenir uniquement en cas de besoin. En l'absence de pression significative, il est préférable d'attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) avant toute intervention. Après un traitement, respecter un délai minimal de 3 semaines avant une nouvelle intervention, idéalement au stade épiaison (BBCH 55).

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La culture de colza d'hiver fleurit partout et forme de jeunes siliques avec les futures graines de colza (stades BBCH65 à 73).  La fécondation semble bonne jusqu'à présent.  Les abeilles et autres pollinisateurs ont déjà pu profiter de plusieurs journées très ensoleillées.  La hauteur du colza d'hiver est variable d'un champ à l'autre, avec notamment des plantes de très grande taille.

Les nuits restent fraîches avec quelques gelées blanches locales.  Les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit sont importantes cette année.  Malgré une couverture nuageuse parfois importante, le temps reste généralement sec.

Floraison du colza d’hiver sous le soleil et les nuages (Photo CC 19/04/26)

Côté insectes ravageurs, les captures dans les pièges sont faibles en raison de la moindre attractivité du bassin jaune puisque les plantes sont en pleine floraison.  Les charançons de la tige ont pratiquement disparu (seulement 1 adulte piégé dans 2 champs).  Les méligèthes, non nuisibles pendant la floraison, sont aussi peu présents, autant dans les pièges que sur les plantes (de 2 à 22 méligèthes sur 40 plantes).  Le charançon des siliques a été observé ce lundi, dans 12 champs sur 21 : de 2 à 22 adultes pour 40 plantes.  Dans un bassin, sa présence était importante (57 adultes).  Le seuil d'intervention a été atteint dans 2 champs (20 - 22 charançons sur 40 plantes).

Le colza va encore profiter des prochaines belles journées chaudes et très ensoleillées, avec un temps sec.  Ces conditions sont toujours favorables à la floraison et à la fécondation des fleurs.  La surveillance du charançon des siliques continue jusqu'à la fin de la floraison.

Christine Cartrysse, Centre Pilote CePiCOP

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La majorité des escourgeons a atteint le stade de la dernière feuille déployée (BBCH 39) dans les parcelles du réseau d'observation du CePiCOP.  Sur le terrain, les premières barbes ont commencé à apparaître dans les champs.

Tout comme ces dernières semaines, la pression en maladies sur les escourgeons est globalement faible.  Des pustules de rouille naine sont toutefois bien visibles sur l'avant-dernière feuille de certaines parcelles.  Cette pression semble être plus accentuée du côté de Ath, Béclers, Waremme et Acosse.  L'oïdium est également présent dans certaines parcelles du réseau, dont notamment Lonzée, où il est plus particulièrement visible cette année, mais il reste généralement sur les feuilles du bas.  L'helminthosporiose et la rhynchosporiose sont, quant à elles, peu présentes sur les parcelles du réseau d'observation.

Le traitement « dernière feuille étalée » (BBCH 39) peut être envisagé (si cela n'a pas été fait en même temps que le régulateur) en vérifiant bien que toutes vos feuilles sont bien déployées.

Ce traitement consiste en l'application de plusieurs molécules issues de familles chimiques différentes (mélange de produits commerciaux ou de molécules co-formulées dans un produit unique) :

  • Un triazole (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole ou metconazole), pour contenir la rouille naine (et la rhynchosporiose).
  • Un SDHI (bixafen, fluopyram, fluxapyroxad ou benzovindiflupyr), recommandé pour sa rémanence d'action, renforçant la protection dans la durée.
  • Une strobilurine (pyraclostrobine, azoxystrobine, fluoxastrobine ou trifloxystrobine), utile en complément pour renforcer la lutte contre la rouille naine et l'helminthosporiose.

Si vous avez implanté une variété tolérante et que votre parcelle ne présente pas de symptômes, ajustez votre protection tout en gardant en tête que la rouille naine pourra se développer dans les prochaines semaines.

Nos essais ont également montré l'intérêt d'intégrer des substances à mode d'action multisites, telles que le soufre ou le folpet, notamment dans la gestion de la ramulariose.

Enfin, en cas de forte pression d'oïdium encore visible sur votre parcelle, privilégiez l'usage de molécules spécifiques telles que le cyflufénamide, métrafenone, fenpropidine, spiroxamine ou soufre, reconnues pour leur efficacité ciblée sur ce pathogène (voir l'avis du 7/04/26).

Les produits agréés sont disponibles sur Phytoweb (ou dans les pages jaunes reprises sur le site : https://www.centrespilotes.be/cp/cepicop/cereales/produits-autorises/ ).

Groupe « maladies » A. Nysten

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Les observations de ce lundi 20 avril montrent que les parcelles se situent entre le stade 2e nœud (BBCH 32, 14 parcelles sur 26) et le stade dernière feuille pointante (BBCH 37).

La septoriose est observée dans toutes les parcelles, avec des niveaux d'infection parfois élevés sur les vieilles feuilles (100% de feuilles touchées et jusqu'à 44% de surface touchée sur F-3 au stade BBCH 32).  Néanmoins, les conditions météo ont limité sa progression vers les étages foliaires supérieurs (maximum 60% de feuilles touchées et 3% de surface touchée sur F-2 au stade BBCH 32).  Il est tout de même important de visiter vos parcelles afin d'évaluer la pression de la maladie, en particulier si vous cultivez des variétés sensibles (Celebrity, Gleam, Hyacinth, LG Farrier, LG Skyscraper, Positiv, Prestance, Providence, RGT Perkussio, SU Addiction, SU Hyreal, SY Admiration, Winner, WPB Calgary, WPB Newton, …).  Les prévisions annoncent encore peu de précipitations pour cette semaine, ce qui devrait limiter la progression de la septoriose vers les étages foliaires supérieurs.

Rappels des principales maladies en froment :

La rouille jaune est visible dans certaines variétés uniquement.  Elle est observée sur Champion mais également sur Celebrity, SU Horizon, Debian, SY Revolution, …  Depuis 2025, de nouvelles races de rouille jaune sont présentes et peuvent contourner certaines résistances variétales. Il est donc recommandé de vérifier attentivement vos parcelles pour détecter d'éventuels foyers actifs, en veillant à ne pas confondre les symptômes de rouille avec des dégâts physiologiques liés aux conditions climatiques (gel, grêle, fortes amplitudes thermiques ou applications de régulateurs).

La rouille brune est bien visible dans la moitié des parcelles du réseau (15 parcelles sur 26).  Les pustules ne sont observées que sur quelques feuilles actuellement (maximum 40% des F-2) mais il convient de surveiller attentivement.

Recommandations :

À ce stade, en l'absence de symptômes significatifs, il est préférable de patienter jusqu'au stade de la dernière feuille étalée (BBCH 39) avant d'envisager un traitement fongicide.  En revanche, sur les parcelles où des pustules de rouille jaune et/ou brune sont confirmées, une intervention ciblée est conseillée.

Si vous avez réalisé un traitement la semaine dernière, il n'est bien entendu plus nécessaire d'intervenir cette semaine et il faut attendre plusieurs semaines avant toute nouvelle application.

Seuil indicatif de risque septoriose selon les Bulletins de Santé du Végétal (*) :  

Au stade « 2ème nœud » :

Þ pour les variétés sensibles(**) (cote < 6.5): 20% des F-2 déployées du moment touchées,

Þ pour les variétés peu sensibles: 50% des F-2 déployées du moment touchées.

(*) https://www.arvalis.fr/sites/default/files/medias/pdf/2025-04/BSV_GC-n15_290425.pdf

(**)https://livre-blanc-cereales.be/wp-content/uploads/2025/10/VI.-Tableaux.pdf

Rouille brune :

Si un traitement est envisagé contre la septoriose et/ou la rouille jaune, celui-ci permettra de juguler également l'infection en rouille brune (si celle-ci est présente).

Ce traitement T1 doit reposer sur une solution à base de triazole (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole ou metconazole) et/ou d'un QiI (fenpicoxamid).  Si par la suite, vous souhaitez protéger vos épis contre la fusariose, il est conseillé de garder les produits à base de prothioconazole pour plus tard et de se diriger vers d'autres produits, ne contenant pas cette substance active.  L'ajout d'une strobilurine est recommandé si une forte pression en rouilles est constatée.  Enfin, l'ajout d'un produit multi-sites, à base de folpet ou de soufre (liquide de préférence) est fortement recommandé.  Veillez à garder les produits à base de SDHI pour une application à la dernière feuille ou à l'épiaison afin de profiter pleinement de leur forte efficacité et longue rémanence.  Il est important de respecter les règles de gestion des résistances : alterner les matières actives et limiter à une seule application par saison les strobilurines, SDHI et QiI.

N'hésitez pas à consulter l'outil FONGIBLE mis à votre disposition sur la plateforme Agromet afin de vous guider dans les décisions à prendre sur vos parcelles de froment : https://agromet.be/fr/oad/froment/fongible/v1/.

Pour certaines parcelles, l'outil mentionne actuellement un risque de septoriose et de rouille brune et il conseille un traitement au stade 2e nœud (BBCH 32) suivit d'un second au stade épiaison (BBCH 55).  Pour d'autres variétés et localités, aucun risque n'est prévu et l'outil propose de revenir plus tard (BBCH 39) afin de réévaluer le risque.

Groupe « maladies » A. Nysten


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